Côte d’Ivoire: en route pour une part de vérité sur l’assassinat du général Gueï

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Le procès des présumés auteurs de la mort du général Gueï, assassiné en 2002 en Côte d’Ivoire, initialement prévu en décembre dernier, a été renvoyé au jeudi 21 janvier, pour vice de procédure.

«Trois des 22 inculpés étaient absents et il manquait des pièces relatives à leur convocation pour pouvoir poursuivre l’audience», a relevé le président du tribunal militaire qui avait décidé de renvoyer l’affaire sur le mois suivant, janvier 2016. Des 22 personnes en cause, seules 19 dont le général Dogbo Blé, ex-homme fort du régime de Laurent Gbagbo, et Anselme Séka Yapo, ancien responsable de la sécurité de Simone Gbagbo, étaient sur le banc des accusés du tribunal militaire d’Abidjan pour être jugés pour «assassinat et complicité d’assassinat».

Contre le vice de procédure évoqué par le président du tribunal militaire, Me Rodrigue Dadjé, un des avocats de la défense, avait déclaré : «Le gouvernement n’a pas fait les formalités de défaut pour les trois accusés qui n’étaient pas présents aujourd’hui. Ce renvoi est injustifiable pour un procès si grave. Le commissaire du gouvernement aurait dû faire les choses correctement et respecter toute les formes».

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Qui a tué le «Père Noël en treillis»?

Parmi les principaux suspects, le commandant Anselme Séka Yapo et le général Dogbo Blé, avaient été condamnés, le 4 août dernier,  à 20 ans de prison pour assassinat durant la crise post-électorale de 2010-2011.

Le général Robert Gueï, 61 ans, surnommé «le Père Noël en treillis», avait été assassiné le 19 septembre 2002, lors du coup d’État manqué qui s’est mué en rébellion armée qui sera dirigée plus tard par Guillaume Soro, l’actuel président du Parlement ivoirien.

L’assassinat du général putschiste est survenu le jour d’un coup d’État avorté contre l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo qui l’avait accusé d’être commanditaire de cette attaque. Son épouse, des membres de sa famille et de sa garde rapprochée avaient aussi été tués le même jour. Accusé dès lors par les partisans de Guéï d’avoir assassiné leur leader, le camp Gbagbo a toujours récusé cette accusation.

 Innocente Nice