Revue de la presse ivoirienne du 14 janvier

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FRATERNITE MATIN

Dans les centres de santé d'Abidjan, le problème du sang a pris de l'ampleur. "Depuis la fin de la crise, ce sont 150 à 500 unités de poches qui sont distribuées chaque jour à Abidjan", selon le directeur du Centre national de transfusion sanguine (CNTS), Konaté Seidou, qui souligne qu'il faut actuellement entre 170 000 et 200 000 unités de poches de sang par an pour répondre aux besoins de transfusion en Côte d'Ivoire. "Ce qui veut dire que si chaque Ivoirien accepte de donner un peu de son sang, trois fois par an, le problème sera résolu. Or ce n'est pas le cas actuellement", déplore-t-il.  "En 2008, nous avons eu 133 381 unités de poches. En 2009, c'était 121 598. En 2010, environ 123 392 et de janvier à octobre 2011, nous avons totalisé 100 941 unités de poches. Cela est vraiment insuffisant", estime le directeur du CNTS. Pour lui, la seule solution face à ce problème demeure la sensibilisation des populations.  

L'INTER

Washington-Abidjan. C'est assurément un autre axe ouvert dans les relations entre la Côte d'Ivoire et les puissances du monde et qui va se consolider avec le séjour abidjanais à partir de lundi de la secrétaire d'Etat américaine aux affaires Etrangères, Hillary Clinton. L'administration Obama, qui voit en la Côte d'Ivoire un nouveau pôle géo-stratégique en Afrique de l'ouest, dépêche ainsi Mme Clinton pour des discussions franches avec le pouvoir d'Abidjan. Au menu du tête-à-tête que l'émissaire américaine aura avec le chef de l'exécutif ivoirien, figurent les questions de sécurité et de stabilité, de démocratie, de justice et de droit de l'Homme, et naturellement les questions économiques. Obama était en première ligne, avec la France, dans l'appui extérieur au régime Ouattara pour sa prise effective du pouvoir en Côte d'Ivoire. Paris et Washington disaient alors engager la bataille pour le respect de la démocratie et des libertés des peuples ivoiriens. Après la victoire sur le régime Gbagbo et les difficiles moments de la crise post-électorale, l'heure est venue de voir clair dans la gestion du président Alassane Ouattara. Hillary Clinton vient donc pour constater les progrès réalisés par le nouveau régime, mais également lui faire des recommandations en ce qui concerne certains chantiers, notamment celui de la démocratie et du respect des  droits de l'homme.

SOIR INFO

Le résultat négatif des analyses d'ADN des ossements déterrés à Issia (centre-ouest) recouvre d'un voile obscur l’affaire du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer. Une chose est sûre. Guy-André Kieffer qui n'a plus fait signe de vie depuis près de 10 ans est mort. Il n'y a aucun doute. Où est donc son corps ? De toute évidence, il s'est passé quelque chose d'inimaginable avec son corps. Il est fort probable que le corps de Kieffer soit totalement et entièrement brûlé par ses assassins. De peur, pour eux, que son corps soit retrouvé un jour et qu'il ne livre les secrets de sa mort et n'expose ses assassins. Il est probable que le corps de Kieffer ait été réduit en cendres par ses bourreaux avant d'être dispersé dans la nature ou dans un cours d'eau. Le corps du Franco-canadien a pu être liquéfié au moyen d'une substance chimique, tel de l'acide, après avoir été "saucissonné" par ses ravisseurs. Une kyrielle d'hypothèses fourmillent, qui convergent vers un seul et unique dénominateur : "On a fait disparaître son corps d'une manière ou d'une autre pour ne pas qu'il soit retrouvé un jour".