Des sommités internationales attendues à la COP27 en Egypte

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Charm-El-Cheikh (© 2022 Afriquinfos)-  Du 6 au 18 novembre 2022, des représentants de près de 200 pays vont se réunir à Charm-El-Cheikh en Égypte pour la 27e conférence de l’ONU sur le climat. Parmi les personnalités attendues, le président américain Joe Biden.

Le président des Etats-Unis Joe Biden, dont le pays est l’un des plus gros émetteurs de CO2 dans l’atmosphère, a indiqué sa participation à la prochaine conférence pour le climat de l’ONU, la COP27, qui se tiendra du 6 au 18 novembre en Egypte.  Il « s’appuiera sur le travail considérable qu’ont entrepris les Etats-Unis pour faire progresser la lutte contre le changement climatique au niveau mondial», a précisé Karine Jean-Pierre, conseillère politiquesecrétaire de presse de la Maison Blanche  dans un communiqué. Joe Biden soulignera aussi «que le monde se doit d’agir en cette décennie décisive», a-t-elle ajouté.

Le président français Emmanuel Macron est également attendu à cette grande messe du climat.  Aux côtés du président sénégalais Macky Sall et du premier ministre néerlandais Mark Rutte, le président français organisera un événement sur l’accélération de l’adaptation en Afrique, un thème clé de cette conférence.

Après avoir annoncé la semaine dernière qu’il ne se rendrait pas à la COP 27 le Premier ministre britannique a rétropédalé face à la polémique. Finalement Rishi Sunak assistera à la COP27.

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L’ancien Premier ministre Boris Johnson a aussi confirmé qu’il participera à la conférence sur le climat en Égypte la semaine prochaine, après avoir été invité par les organisateurs.

Le chancelier allemand Olaf Scholz se rendra également à la COP. Tout comme la nouvelle première ministre italienne Giorgia Meloni, a rapporté la semaine dernière l’agence de presse italienne ANSA.

La Turquie, un autre pays du G20, mais qui a longtemps lutté avec sa responsabilité dans le cadre de l’Accord de Paris, sera probablement représentée par le président Erdoğan. Il s’est retiré de la COP26 peu avant son début en raison d’un différend sur la sécurité à Glasgow. Le président élu du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, participera  aussi au sommet sur le climat.

Les dirigeants des secteurs public et privé, des finances, les responsables de la société civile, des organisations caritatives environnementales, des groupes communautaires, des groupes de réflexion, des entreprises et des groupes religieux participeront également à la conférence.

Les politiques actuelles des États mènent la planète vers un réchauffement de 2,8 °C en l’an 2100, constate l’ONU dans un rapport publié jeudi 27 octobre, soit au-dessus de l’objectif des accords de Paris. À dix jours de l’ouverture de la COP27, la conférence sur le climat, trop peu de pays ont opéré de réelles avancées.

Les COPs, dont la précédente s’était tenue au Royaume-Uni à Glasgow, ne sont pas vraiment destinées à changer le système, mais à encourager des progrès graduels dans la lutte contre le changement climatique, a argumenté l’activiste climatique la plus célèbre du monde. Elles sont surtout utilisées comme une opportunité pour les dirigeants et les gens au pouvoir pour obtenir de l’attention, pour toutes sortes de “greenwashing” ou opérations de communications pour prétendre agir contre la crise climatique.

L’Afrique au cœur de la Cop 27

Pour cette conférence sur le climat, le Caire souhaite porter la voix de l’Afrique, face aux grandes puissances pollueuses. C’est ce qu’a souligné la ministre égyptienne de l’environnement Yasmine Fouad.

« L’Egypte devrait jouer ce rôle pour représenter le continent africain et ses besoins de manière claire et explicite : nous ne sommes pas à l’origine de ces émissions, mais c’est nous – notre peuple et nos ressources naturelles – qui sommes touchés. À ce stade, une position doit être prise au niveau de la communauté internationale pour dire que chacun doit remplir ses obligations, comme le prévoit l’accord de Paris. »

Avec moins de quatre pour cent des émissions mondiales de CO2, l’Afrique est aujourd’hui est le continent le moins responsable du changement climatique, mais aussi le plus vulnérable.

Beaucoup de rencontres ont eu lieu sur le continent pour préparer la conférence des parties à l’accord cadre des Nations unies sur les changements climatiques, de même que des caravanes organisées par les sociétés civiles.

Pour la première fois depuis 2016, la conférence des Nations unies sur le changement climatique se tiendra sur le continent africain. Compte tenu du contexte économique, géopolitique et énergétique, les discussions s’annoncent particulièrement difficiles mais les pays du Sud pourraient reprendre la main sur les négociations. Particulièrement exposés aux effets du réchauffement climatique alors même qu’ils sont très peu émetteurs de gaz à effet de serre, ils réclament des compensations financières pour leurs « pertes et dommages » de la part des pays riches. Si un accord n’était pas trouvé sur ce point, cela affaiblirait considérablement le sentiment de confiance, déjà très fragilisé.

Vignikpo Akpéné