Algérie : les élections législatives prévue pour se tenir le 4 mai prochain

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Alger (© 2017 Afriquinfos) – La présidence de la République d’Algérie a dans un communiqué publié ce jeudi,  annoncé que les prochaines élections législatives auront lieu le jeudi 4 mai 2017.

Le communiqué affirme que « conformément aux dispositions de l’article 91-6 de la Constitution et des dispositions pertinentes de la loi organique n° 10-16 portant régime électoral, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a signé un décret portant convocation du corps électoral pour l’élection des membres de l’Assemblée populaire nationale, le jeudi 4 mai 2017 ».

Le scrutin ainsi annoncé se déroulera évidemment dans un climat de tension et de controverses entre le gouvernement et certains partis de l’opposition. En effet, ceux-ci reprochent au pouvoir, « un manque de transparence dans la gestion du fichier électoral ». Ils contestent également la mission et les prérogatives de l’instance indépendante mise en place par la présidence pour la gestion et la surveillance des élections. Le parti créé par Ali Benflis (ancien chef de gouvernement et deux fois candidats aux élections présidentielles de 2004 et 2014), a même décidé de boycotter ces élections, indiquant que les autorités n’offrent pas de solides garanties pour assurer la crédibilité du vote.

Une élection dans un climat économique malsain  

Le contexte de ces élections est aussi marqué par des difficultés économiques. En tout cas, contrairement aux élections législatives de 2012, le prochain rendez-vous électoral se déroulera dans un contexte social et économique particulier. En effet, touchée par la chute des cours du pétrole qui a affecté ses revenus en devises, l’Algérie est plongée dans une crise que le président Bouteflika lui-même a qualifiée d’aiguë. Dans son élan de gestion de cette crise, le gouvernement a décidé d’adopter une politique d’austérité, en haussant les prix de certains produits de première nécessité. Et pour garantir la paix sociale, les autorités ont maintenu le système de subventions et d’aides étatiques qui coûte plus d’une dizaine de milliards de dollars par an au Trésor public.

Ces difficultés économiques, et le marasme social qui en résulte ne sont pas les seuls facteurs qui placent ces législatives dans un contexte sensible. En effet, de nombreux Algériens affichent ouvertement indifférence et désintérêt à l’égard de l’Assemblée nationale. Tout porte à croire que le taux de participation sera inférieur au 42,36 % enregistré en 2012.

Innocente Nice