Le président nigérian défend l’augmentation des prix de l’essence face à une vague de protestations

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Dans un discours adressé à la nation, le dirigeant nigérian a indiqué avoir pris plusieurs mesures d'austérité, en réduisant par exemple, les salaires de tous les membres du gouvernement de 25%, ou en demandant que les déplacements des responsables politiques à l'étranger, y compris lui-même, soient réduits à leur strict minimum, de même que la taille des délégations qui les accompagnent en dehors du pays. Il a par ailleurs ordonné aux ministères, aux départements et aux différentes administrations publiques de réduire leurs dépenses excessives, en répétant que les nouvelles mesures d'austérité ne visaient en aucun cas les Nigérians du commun.

Le chef de l'Etat nigérian a également mis en garde les manifestants contre les semeurs de troubles qui se servent d'eux pour réaliser leur propre agenda.

 Dans le même discours, le président Jonathan a présenté ses excuses pour la suppression des subventions d'Etat sur l'essence, ajoutant que cette épreuve imposée aux Nigérians ne serait que temporaire.

Il a invité tous ses compatriotes à faire des sacrifices, tout en assurant que le gouvernement allait tout faire pour parvenir à une autonomie nationale en matière de production pétrolière d'ici la fin de son mandat.

Une grève générale est observée depuis lundi au Nigeria pour protester contre la suppression des subventions au carburant, provoquant ainsi la paralysie du premier producteur de pétrole d'Afrique.

Le Nigeria doit depuis plusieurs années importer du carburant afin de couvrir ses besoins domestiques, les quatre raffineries d'Etat n'étant plus à même de fonctionner normalement. Néanmoins, les Nigérians ne paient qu'une partie infime de ce que les Européens doivent payer pour se procurer de l'essence.