RDC/Massacre à Beni: Nouvelle série de condamnations, mais pour quels effets ?

Afriquinfos
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«La Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) condamne cet acte barbare commis contre les populations civiles, et réitère son soutien aux FARDC (Forces armées de la RDC) et à la PNC (Police nationale congolaise) pour protéger les populations civiles de Beni», a réclamé le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RDC, Maman Sambo Sidikou, dans un communiqué de presse publié dimanche. Il a présenté ses sincères condoléances à la population de Beni et au peuple congolais, suite à ce massacre.

Trente-un corps ont été trouvés à la morgue de l’hôpital de Beni, et cinq autres victimes seraient enterrées sur le lieu du massacre, selon la MONUSCO. Le massacre a eu lieu dans le village de Rwangoma, près de la ville de Beni. Les ADF sont un groupe rebelle originaire de l’Ouganda qui opère principalement dans l’est de la RDC. En près de deux ans, la région de Beni a été le théâtre d’une série de tueries qui ont fait plusieurs centaines de morts parmi les civils.

L’Envoyé spécial des Nations Unies pour la région des Grands lacs, Saïd Djinnit, a également condamné ce lundi cette attaque.

«Je condamne dans les termes les plus forts cette attaque contre des civils. Je présente mes plus sincères condoléances au Gouvernement et au peuple de la RDC et réitère mon plein soutien aux Forces armées congolaises (FARDC) et à la MONUSCO dans leurs efforts pour ramener la sécurité dans les zones affectées dans le pays», a plaidé M. Djinnit.

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«Cette attaque ne découragera pas la détermination collective à neutraliser toutes les forces négatives qui continuent à causer douleur et atrocités dans l’est de la RDC», a-t-il annoncé. Selon cet Envoyé spécial, cette attaque rappelle combien il est urgent «de mettre en œuvre les engagements de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération et les décisions prises à cet égard par les chefs d’État de la région, y compris au 6ème Sommet ordinaire de la Conférence internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL), tenu à Luanda, en Angola, le 14 juin 2016, sous la présidence du Président Eduardo dos Santos».

Réaction de Kinshasa

Kinshasa a qualifié les assaillants de « djihadistes » et a lancé un appel à la solidarité internationale. Le porte-parole du Gouvernement congolais, Lambert Mende, a réaffirmé que la RDC faisait face à ce qu’il appelle « un groupe terroriste international « .

Cette attaque survient trois jours après la visite du président Joseph Kabila dans la province du Nord-Kivu. Par ailleurs, le Gouvernement de la RDC a décrété un deuil national de trois jours, après cette nouvelle tuerie.

Bella EDITH