Maroc: Des membres du Parlement élus pour le vote portant sur le retour du Royaume dans l’Union africaine

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Rabat (© 2017 Afriquinfos) – Les députés marocains ont mis en place ce mardi les instances dirigeantes du Parlement en vue de valider cette semaine l’acte constitutif de l’Union africaine, pour le prochain retour du Royaume au sein de l’organisation panafricaine.

Pour la bonne cause, les divergences entre partis politiques ont été mises en sourdine, alors que le Premier ministre désigné Abdelilah Benkirane a du mal à former sa nouvelle majorité, selon des sources concordantes.

Les députés avaient élu lundi le président de la chambre des représentants, Habib el Malki, une figure du parti de l’Union socialiste des forces populaires (gauche).

Réunis de nouveau mardi, ils ont notamment désigné les présidents des neufs commissions parlementaires et les huit vice-présidents de la chambre, ont rapporté les médias publics.

Le Parlement marocain doit valider d’ici vendredi l’acte constitutif de l’UA, en prévision du retour du pays au sein de l’organisation panafricaine, prévu fin janvier lors d’un sommet à Addis Abeba.

En attendant, les interminables tractations pour la formation de la nouvelle majorité sont mises entre parenthèses, «ceci dans l’intérêt supérieur de la nation», selon des députés cités par l’agence de presse officielle MAP.

«Tous les efforts sont déployés pour la ratification de l’acte constitutif de l’UA, qui est la priorité absolue», a expliqué à la presse Saad Eddine El Othmani, un responsable du Parti justice et développement (PJD), dirigé par M. Benkirane.

Le Maroc est sans gouvernement depuis la victoire aux législatives d’octobre des islamistes du PJD. En trois mois de discussions infructueuses, la marge de manœuvre politique de M. Benkirane s’est sensiblement réduite.

Il est sorti affaibli de son face-à-face avec le président du Rassemblement national des Indépendants (RNI), le ministre sortant de l’Agriculture Aziz Akhannouch, qui a formé un bloc avec trois autres formations et multiplié les conditions pour participer au gouvernement.

Avec la présidence de l’Assemblée et des instances parlementaires contrôlées par des partis rivaux, M. Benkirane pourrait désormais voir l’appareil législatif lui échapper.

 

Innocente Nice