Le Togo adoptera un code minier conforme aux directives de l’Uemoa

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L'avant-projet de ce nouveau code est soumis pour validation à un atelier qui s'est ouvert mardi dans la capitale togolaise, avec l'appui de la Banque mondiale.

Des sources du ministère des mines, le nouveau code répond au souci du gouvernement d'actualiser et d'améliorer le cadre institutionnel et règlementaire du secteur minier, en harmonisant les différents textes appliqués conformément aux directives de  l' Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), un regroupement de huit pays.

Il s'agit d'y intégrer "des éléments de nature à attirer davantage d'investisseurs, à assurer une exploitation optimale de nos ressources dans l'intérêt supérieur de tous et de toutes et surtout des populations riveraines", a expliqué le ministre de l' Energie et des Mines, Noupokou Dammipi.

Le code toujours en vigueur avait fait l'objet d'une révision en 2003, suite à l'adoption par l'Assemblée nationale en 2001 d' une loi sur la contribution des entreprises minières au développement du Togo en tenant compte des réalités socio- économiques des localités et des régions du pays.

Ces dix dernières années, le gouvernement togolais a choisi de mettre en valeur les richesses minières du pays. Il a alors octroyé plusieurs permis d'exploration et d'exploitation sur divers minerais.

Cela s'est traduit par l'exploitation de plusieurs gisements notamment du calcaire, de fer et de marbre.

A coté, le démarrage de la production est annoncé pour cette année 2014 sur le gisement de manganèse dans l'extrême-nord du pays avec la compagnie Ferrex Plc, et à plus tard sur un nouveau gisement de phosphate carbonaté estimé à plus de 2 milliards de tonnes.

Depuis 1959, le Togo exploite, dans le sud, un gisement de phosphate qui l'avait placé, en terme de volume et de qualité, dans le peloton de tête des pays producteurs en Afrique et au monde.