Togo: procès pour atteinte à la sûreté de l’Etat renvoyé au 6 septembre prochain

Afriquinfos Editeur
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Le procès, indiqué très attendu au Togo, a démarré à 8h passé et suspendu quelque temps après pour être renvoyé au 6 septembre.

Les médias accrédités pour sa couvertures ont été soumis à un engagement de ne pas " filmer, prendre des photographies ou enregistrer tout ou partie des débats" dans la salle du procès.

 Le renvoi a été fait à la demande des avocats de la défense qui indiquent n'avoir pas eu à discuter suffisamment avec les prévenus.

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 Ils estiment n'avoir eu assez de temps pour s'imprégner suffisamment des dossiers.

Ils ont régalement relevé des difficultés pour rencontrer les prévenus qui ont été détenus à l'Agence national de renseignement (ANR), demandant le transfèrement des prévenus de l'ANR à la prison civile de Lomé.

 Au regard de l'affaire et des personnalités impliquées, le Palais de Justice, en plein centre administratif, et ses environs immédiats ont été placés sous haute protection avec différents postes de forces de l'ordre.

 Le statut du principal accusé Kpatcha Gnassingbé a joué dans le traitement de cette affaire au niveau de la Cour suprême au lieu de la Cour d'assises.

Kpatcha Gnassingbé, présenté comme le cerveau du coup d'Etat déjoué en avril 2009, était à l'époque député à l'Assemblée nationale.

Il a été auparavant ministre de la Défense et des Anciens combattants dans le premier gouvernement de 2005 sous Faure Gnassingbé arrivé au pouvoir à la suite du décès en 2005 de leur père feu général Gnassingbé Eyadèma après 38 ans de règne.

 Des officiers supérieurs impliqués dans cette affaire sont également interpellés dont le général à la retraite Assani Tidjani, ancien ministre de la Défense et ancien chef d'Etat major des Forces armées togolaises (FAT).

 Ce général du corps des para-commandos est le dernier à être interpellé dans cette affaire juillet dernier, quelques mois après la mise en liberté conditionnée de dix coaccusés.