La production du café en chute libre

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D’après lui, trois principales causes peuvent expliquer cette situation. C’est, en premier lieu, la conséquence de la crise que le Burundi a connue pendant plus de 10 ans. Cette guerre civile, a-t-il indiqué, a fait que beaucoup de gens ont été déplacés et devenus réfugiés. Selon lui, les plantations ont été abandonnées pendant un temps assez important.

Et après la guerre, explique M. Baranyizigiye, au moment où il fallait renouveler les caféiers, la population avait d’autres préoccupations, d’autres besoins fondamentaux à satisfaire comme la nourriture. La priorité n’était pas de réhabiliter leurs caféiers qui ne donnent qu’une seule fois par an. En plus, il a mentionné la fertilité des sols qui se dégrade de plus en plus parce qu’ils sont trop sollicité et surexploités : « La population a besoin du fumier mais malheureusement, l’agriculteur n’a pas toujours les moyens pour se procurer de tous ces intrants afin d’augmenter la production ».

La troisième cause de cette situation, toujours d’après M.Barandagiye, c’est la baisse des prix du café sur les marchés internationaux. Les cours mondiaux (les cours de New-York) ont sensiblement baissé. Et cela, a-t-il affirmé, a fait que la population n’attache pas une grande importance sur le café.

Il faut noter que cela arrive au moment où ce secteur est en train d’être privatisé. Une privatisation qui a été beaucoup décriée par les associations des agriculteurs du café.