Burundi : L’accès difficile au crédit agricole reste un obstacle à l’augmentation de la production vivrière

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Le budget de l'Etat burundais n'a pas financé le crédit agricole depuis plusieurs années, au moment où les banques privées ont été peu enthousiastes à prêter pour l'agriculture, qu'ils considèrent comme un secteur à risques.

En effet, seule la Banque Nationale de Développement Economique (BNDE) a une ligne de crédit agricole.

Cependant, a-t-il noté, cet établissement bancaire burundais finance de grands projets d'agrobusiness, et ne s'intéresse pas à la grande masse des exploitations agricoles paysannes.

En outre, a-t-il poursuivi, le crédit formel appliqué avec des taux d'intérêts élevés est principalement dirigé vers les cultures d'exportation comme le café, le thé.

Les agriculteurs des cultures vivrières financent eux-mêmes leurs coûts récurrents de production en recourant à l'emprunt dans le secteur informel.

La proportion d'agriculteurs qui ont accédé au crédit n'est pas connue, a-t-il reconnu.

Un récent rapport de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCD) note qu'il y a environ 300. 000 Burundais qui ont reçu des prêts.

Très peu de ces crédits ont été orientés vers l'agriculture. En décembre 2010, a-t-il rappelé, il y avait 23 institutions de micro

finances approuvées par la banque centrale du Burundi, mais aucune d'entre elles n'a accordé de crédit pour l'agriculture.

Cependant, le gouvernement a récemment approuvé un projet de fonds pour le microcrédit agricole d'un budget initial de 2 milliards de francs burundais, qui prévoit aussi des mécanismes de garanties des prêts.

Il est attendu que ce fonds, non encore effectif, se développe et dispose de branches dans toutes les provinces du pays.

Pourtant, a-t-il fait remarquer, plus de 90% de la population burundaise vivent dans 1, 5 million de ménages de petits exploitants agricoles, qui produisent 95 % de la production vivrière du pays.