Le Burundi "à la croisée des chemins", selon le chef du BNUB

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"Le Burundi est à la croisée des chemins", a souligné M. Onanga-Anyanga, qui a particulièrement insisté sur la nécessité, pour la communauté internationale, de mettre en oeuvre toutes les promesses faites lors de la Conférence des partenaires au développement du Burundi, en octobre dernier à Genève.

Les partenaires du Burundi doivent aider ce pays à sortir du "marasme économique actuel" qui, a-t-il dit, "menace de remettre en cause les acquis d'une stabilité encore fragile".

Les Burundais continuent de faire face à un taux très élevé de pauvreté, a-t-il indiqué, en précisant que si les prévisions pour 2013 projettent un taux de croissance en légère progression à 5,3%, cette croissance ne contribue pas à réduire la pauvreté.

Par ailleurs, le Burundi accueille environ 50 000 réfugiés, dont la plupart proviennent de la République démocratique du Congo (RDC), principalement des femmes et des enfants, tandis qu'on dénombre quelque 80 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays.

Le chef du BNUB a cependant salué d'importants progrès réalisés en faveur du dialogue politique, en particulier dans le cadre d'ateliers organisés pour les préparatifs des prochaines élections de 2015.

L'un de ces ateliers, qui s'est tenu en mars dernier, a permis de réunir tous les acteurs et partis politiques burundais, y compris ceux qui étaient en exil, et de parvenir à un consensus sur les éléments d'une feuille de route pour ces élections, a-t-il rappelé.

M. Onanga-Anyanga a également exprimé son inquiétude concernant la situation en matière des droits de l'Homme, précisant que 20 cas d'exécutions extrajudiciaires, ainsi que 11 cas de torture et de 80 cas de traitements cruels, inhumains et dégradants, avaient été documentés au cours des six premiers mois de l'année.