Guinée : l’opposition décide d’organiser une "caravane de démocratie" dans tout le pays

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"Nous avons décidé d'organiser des manifestations et des caravanes de la démocratie pour rappeler les gouvernants à l'ordre ", a dit le porte-parole Aboubacar Sylla lors d'une conférence de presse animé jeudi conjointement par les membres de l'ADP et du Collectif, tout en précisant que l'opposition entend aussi d'unir ces forces pour former un "contre pouvoir" face à la mouvance gouvernementale.

Cette ''caravane'' vise à mobiliser les militants et sympathisants des partis politiques de l'opposition, afin d'attirer l'attention de la communauté nationale et internationale sur la ''non'' engagement du pouvoir à tenir les élections législatives libre et transparentes, dans un délai raisonnable, a- t-il souligné.

Il dira ensuite que l'opposition guinéenne est une opposition non ''violente'', dont le seul soucis est de se faire entendre sa voix auprès des décideurs, pour sortir le pays de sa situation de blocage actuel, selon lui.

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Le problème, selon M. Sylla, n'est pas de savoir si les opposants veulent ou non une ''place'' au sein de la nouvelle Assemblée nationale, mais plutôt de savoir si cette Assemblée sera le reflet réel du peuple de Guinée.

Pour Cellou Dalein Diallo, président de l'Union des forces démocratiques de guinée (UFDG), la Commission électorale nationale indépendante (CENI) doit cesser toutes ses activités dans le cadre des préparatifs des prochaines élections législatives.

"Je pense que la CENI ne peut pas être un monstre. Et si c'est un monstre il faut l'abattre", car a-t-il ajouter, tout le monde laisse cette institution poser des ''actes illégaux'' et non reconnus par l'opposition guinéenne.

Pour sa part, le leader de l'Union des forces républicaines (UFR) Sidya Touré a estimé que le pays est confronté à un ''blocage'' dû au refus du gouvernement d'organiser les élections législatives, afin d’amorcer ainsi un véritable processus de développement socioéconomique, dans l'intérêt de chacun et de tous.