Contributions statutaires de l’UA : les 15% de la Libye en débat

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"C'est à ceux (les nouveaux maîtres de Tripoli, ndlr) de dire s'ils continuent sur la même lancée. Sinon, leurs 15% seront répartis de façon objective", a souligné à Xinhua un ambassadeur africain en poste à Addis-Abeba, dans les coulors de la réunion des ministres des Affaires étrangères en prélude au sommet des chefs d'Etat dimanche et lundi.

Avec le colonel Mouammar Kadhafi, un des chantres de l'unité et l'intégration africaine, tué en octobre après la chute de son régime, la Libye a beaucoup oeuvré par des financements autres que sa contribution statutaire pour la réalisation des programmes et projets de l'UA.

L'Afrique lui doit par exemple son projet commun de satellite Rascom, destiné à lui garantir une indépendance en matière des télécommunications.

Suspendue au fort de la crise politique qui a amené au pouvoir le Conseil national de transition (CNT) après de longs mois de combats armés et de raids de la coalition internationale conduite par l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN), la Libye a été réadmise au sein de l'UA.

Les regards scrutent la posture du nouveau pouvoir quant à sa disposition à se situer dans la continuité pour le rôle financier important joué par le colonel Kadhafi, critiqué du reste pour son penchant hégémonique qui ne lui valait pas toujours la sympathie de quelques-uns de ses pairs.