Rabat (© 2025 Afriquinfos)- Depuis ce mercredi 10 décembre 2025 et une réunion du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, le caftan marocain est inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
C’est à New Delhi en Inde, qu’à l’issue une réunion du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, que le caftan marocain a été intégré à la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
La célèbre tenue traditionnelle est décrite sur le site de l’UNESCO, comme «est une longue tunique vieille, portée par des personnes de tous les âges et de tous les genres lors d’occasions spéciales et de célébrations. Il se décline en différents styles et tissus, et peut être porté avec ou sans ceinture décorative. Issu des cultures diverses, ce vêtement traditionnel est connu pour son ouverture centrale, ses boutons et ses riches décorations faites à la main, souvent composées de broderies, de perles et de paillettes. Le caftan est porté lors d’événements sociaux et religieux importants tels que les mariages, les baptêmes, les rituels de passage à l’âge adulte et les festivals».

L’agence onusienne précise que la fabrication du caftan «fait appel à des artisans qualifiés, notamment des tisserands, qui produisent les tissus (brocart, velours et soie), des tailleurs, qui façonnent les vêtements, ainsi que des artisans, qui créent les boutons, les galons et les broderies. Les connaissances et le savoir-faire associés sont transmis de manière informelle, à la fois au sein des familles et par le biais de l’apprentissage dans les ateliers, ainsi que par l’éducation formelle dans les centres de formation et les écoles de mode».

Au Maroc, cette reconnaissance de l’UNESCO, «consacre la richesse séculaire du caftan marocain, témoin vivant de l’histoire du Royaume, de son identité plurielle et de son génie créatif». Cette inscription témoigne en outre de «la contribution du Maroc à la préservation d’un patrimoine vivant où se conjuguent créativité, identité et transmission intergénérationnelle, et qui continue d’enrichir le dialogue interculturel et la compréhension mutuelle entre les peuples».
S. B.



