L’Égypte réaffirme sa position de principe sur le Nil et ses eaux avec les officiels soudanais

Afriquinfos Editeur
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Le GERD sur le Nil Bleu (DR, Le Matin)

Le Caire (© 2026 Afriquinfos)- Le Caire maintient sa position sur le dossier du Grand barrage de la renaissance éthiopienne (GERD). Les autorités égyptiennes rejettent des informations évoquant un compromis avec l’Éthiopie portant sur un accès à la mer Rouge en échange d’une position plus souple concernant le GERD.

Avec l’inauguration du Grand barrage de la renaissance éthiopienne (GERD) par l’Éthiopie, les tensions sont toujours vives tensions entre les États riverains. Le projet a longtemps été contesté par les pays en aval, l’Égypte et le Soudan, en raison des modalités de son remplissage et de son exploitation.

Alors que des informations, ces dernières semaines, font état que Le Caire et Addis-Abeba ont convenu d’un arrangement liant l’accès maritime à la mer Rouge et le dossier du Grand barrage de la renaissance éthiopienne (GERD), des officiels égyptiens ont apporté un démenti. Elles indiquent que ces rumeurs sont « totalement infondées » et ne reposent sur aucun élément factuel. Le Caire insiste sur le respect strict des principes du droit international, le rejet de toute mesure unilatérale et la nécessité de préserver le régime historique de partage des eaux du Nil. « Aucun autre État n’a le droit de participer à des accords ou ententes concernant la mer Rouge », a-t-elles ajouté.  

L’Égypte souligne également l’importance de protéger les droits des pays situés en aval, conformément aux cadres juridiques internationaux régissant les cours d’eau transfrontaliers. L’Égypte, « continue d’adhérer au droit international, de rejeter les mesures unilatérales, de préserver sa part d’eau et de garantir pleinement les droits des deux pays situés en aval, conformément aux principes établis du droit international », précise le Caire.  

En effet l’Égypte et le Soudan font front commun et affirment leur ferme rejet de toute mesure unilatérale concernant le Nil Bleu, affluent du Nil sur lequel est construit le GERD. Au cours d’une rencontre en octobre 2025, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le président du Conseil souverain du Soudan, Abdel Fattah al-Borhan, ont affirmé leur rejet catégorique de toute mesure unilatérale sur le Nil Bleu, en contradiction avec les principes pertinents du droit international.

S.B.