Bamako (© 2026 Afriquinfos)- Le gouvernement malien a mis à prix la tête d’Iyad Ag Ghaly, chef du Jnim (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), branche sahélienne d’Al Qaïda ainsi que celles de six autres. Une récompense de 2 milliards de francs CFA (3 millions d’euros) est promise à toute personne fournissant des informations permettant l’arrestation ou la neutralisation d’Iyad Ag Ghaly, selon un communiqué lu à la télévision nationale le 4 juin.
L’Etat malien propose en outre 1,5 milliard de francs CFA (2,2 millions d’euros) pour Amadou Kouffa, autre dirigeant du Jnim. Deux chefs du Front de libération de l’Azawad (FLA), Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif, sont aussi recherchés. Le communiqué précise que ces personnes sont activement recherchées pour leur implication présumée dans des actes de terrorisme ayant porté atteinte à la sécurité des personnes et des biens.
« Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et de la préservation de la sécurité nationale, offre une récompense financière à toute personne fournissant des informations fiables, pertinentes et exploitables permettant l’arrestation ou la neutralisation des individus ci-après », indique le communiqué.
« Ces personnes sont activement recherchées par les services compétents pour leur implication présumée dans la planification, l’organisation, l’exécution d’actes de terrorisme ayant porté atteinte à la sécurité des personnes et de leurs biens sur le territoire national », poursuit le communiqué.
Iyad Ag Ghaly, ex-rebelle touareg et ancien diplomate malien, est l’homme le plus recherché du Sahel. Il est sous sanctions de l’ONU, inscrit sur la liste des terroristes des États-Unis et visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, rapporte l’AFP. Selon Jeune Afrique, cette prime record reflète l’urgence de la junte face à la menace jihadiste.
Cette annonce intervient quelques semaines après les attaques coordonnées menées fin avril par le JNIM et ses alliés du FLA contre plusieurs positions stratégiques de l’armée malienne. Ces attaques ont notamment coûté la vie au ministre malien de la Défense Sadio Camara, 47 ans.
Dans la foulée, les rebelles touaregs ont revendiqué la prise de contrôle de Kidal, tandis que l’artiste malien Sidiki Diabaté a exprimé son soutien aux FAMA sur Facebook, illustrant les fractures au sein de la société malienne.
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