Sahel: Après Nouakchott, Kiev dément tout appui aux nébuleuses terroristes

Au-delà de la lutte armée qu’ils mènent l’un contre l’autre à leurs frontières depuis février 2022, la Russie et l’Ukraine se livrent aussi à une rude guerre informationnelle

Afriquinfos Editeur
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Sahel: Après Nouakchott, Kiev dément tout appui aux nébuleuses terroristes
Un drapeau ukrainien brandit par les rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad dans le nord du Mali (DR, afrinz.ru/fr/).

Benghazi (© 2025 Afriquinfos)- Le conflit entre la Russie et l’Ukraine s’est depuis bien longtemps déporté en Afrique avec des accusations mutuelles de présence active des deux parties au Sahel. Le Kremlin accuse notamment Kiev dans la fourniture d’armements et la formation des groupes terroristes opérant dans cette région du continent.

Au-delà de la lutte armée qu’ils mènent l’un contre l’autre à leurs frontières depuis février 2022, la Russie et l’Ukraine se livrent à une rude guerre informationnelle. Les accusations d’exactions dans le conflit les opposant sont légion. Mais, c’est désormais en Afrique et plus précisément au Sahel, que les deux pays ont déporté leur différend.

Quelques jours après que la Mauritanie ait été accusée par certains médias de servir de zone de transit pour le trafic d’armes en direction du Sahel, c’est le ministère ukrainien des Affaires étrangères qui a réagi aux accusations de Moscou, affirmant que Kiev aurait envoyé des drones et des formateurs en Libye et dans d’autres pays africains pour coordonner des attaques terroristes.

Ces déclarations d’officiels russes abondamment relayées par les médias proches de Moscou, précisent que le Gouvernement d’unité nationale de la Libye a utilisé des drones «Mavic 3» équipés de systèmes de lancement de fabrication ukrainienne pour lancer des attaques contre les forces russes stationnées en Libye, dans des zones sous le contrôle du maréchal Haftar.

 «Allégations sans fondement et campagne de désinformation contre l’Ukraine»: voilà les réponses des autorités ukrainiennes pour réfuter les accusations d’officiels russes abondamment relayées par des médias proches de Moscou. Kiev retourne les mêmes accusations contre Moscou, et indique que la Russie accuse d’autres pays de pratiques qu’elle mène elle-même. Comme l’envoi de mercenaires, le pillage des ressources et la déstabilisation de l’Afrique.

S. B.