Niamey (© 2026 Afriquinfos)- Alors que le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) a commémoré le 26 juillet 2026, trois ans de prise de pouvoir, ces trois années correspondent à la période de détention du Président déchu, Mohamed Bazoum. L’ex dirigeant est toujours retenu avec son épouse, Hadiza, et aucune procédure n’a été officiellement ouverte à son encontre.
Vendredi, le 31 juillet, les avocats de Mohamed Bazoum, ont appelé à sa libération immédiate. Le 26 juillet dernier, cela faisait trois ans, qu’après son renversement l’ex-Président et son épouse, sont retenus dans une aile du Palais Présidentiel. Les avocats ont indiqué que le couple n’avait pratiquement eu aucun contact avec le monde extérieur et n’avait reçu aucune visite de sa famille au cours des trois dernières années.
Ces derniers mois, plusieurs organisations internationales, responsables politiques, juristes et acteurs de la société civile d’Afrique et d’ailleurs, poursuivent leurs appels en faveur d’une issue au dossier. Lettres ouvertes, tribunes, pétitions, analyses et prises de parole continuent d’être largement relayées dans les médias internationaux ainsi que sur les réseaux sociaux. En mars dernier, le Parlement européen a adopté une résolution demandant la libération de Mohamed Bazoum et de son épouse, tout en exprimant ses préoccupations concernant leur détention et l’évolution de la situation politique et des droits humains au Niger.
Cette résolution a suscité une vive réaction des autorités nigériennes, qui ont dénoncé une ingérence dans les affaires intérieures du pays, considérant cette affaire comme relevant exclusivement de la souveraineté nationale et du fonctionnement de leurs institutions.
Pourtant, à ce jour, aucune procédure n’a été officiellement ouverte contre Mohamed Bazoum, bien que des chefs d’accusation de « complot contre la sécurité et l’autorité de l’État », ont été évoqués par certains responsables du CNSP.
S.B.



