RABAT (© 2026 Afriquinfos)- La FIFA et la CAF ont condamné ce 19 janvier les écarts de conduite de plusieurs joueurs et encadreurs techniques durant la finale de la 35è édition de la CAN jouée ce 18 janvier au ‘Stade Prince Moulay Abdellah’ de Rabat (Maroc).
Le patron de la faîtière mondiale du football (FIFA), Gianni Infantino, a condamné les comportements de certains joueurs et encadreurs durant la finale de ce 18 janvier, en signe de protestation contre une décision arbitrale en plein match, et l’envahissement de la pelouse de Rabat par certains supporters pour les mêmes fins précitées. Le numéro un de la FIFA a visé expressément joueurs et équipe du Sénégal dans cette condamnation brève.
A la suite de la FIFA, la CAF a aussi « condamné l’attitude inacceptable de certains joueurs et officiels durant la finale de ce 18 janvier » sans mentionner explicitement des noms. Dans le même ordre d’idées, et par la même occasion, la CAF a « jugé déplorables toutes attitudes de défiance, durant des rencontres, à l’égard du corps arbitral et des organisateurs de compétitions » sur le continent africain.
L’instance suprême du football africain informe qu’elle « analyse de près toutes ces inconduites » qu’elle a versées auprès de ses instances compétentes pour des sanctions « appropriées » contre les éventuels coupables de ces actions.
Les règles de base de la CAF et de la FIFA prévoient des sanctions précises en cas d’envahissement de la pelouse par des supporters d’une équipe, d’expression de la défiance à l’égard du corps arbitral ou d’autres officiels par joueurs et encadreurs d’une formation. Le bouderie d’une rencontre en cours est aussi encadrée par des règles bien précises de ces deux instances.
Des faits têtus durant une finale objet de commentaires passionnés et nationalistes
Un but refusé à la sélection sénégalaise par l’arbitre congolais (de la RDC) Jean-Jacques Ngambo Ndala (et ses assistants Bongele Ngila et Gradel Mbilizi) en fin de 2è mi-temps a commencé par déclencher le courroux des supporters des Lions de la Teranga massés derrière les buts de Yassine Bounou. Une colère qui montera crescendo lorsque le même corps arbitral va accorder un penalty aux Marocains. Joueurs et encadrements des deux équipes vont alors s’enfermer dans près de 20 min de défiance verbale et des tentatives de rixe.
Un visionnage approprié des images de la finale de ce 18 janvier montre que Jean-Jacques Ngambo Ndala avait donné un coup de sifflet avant le but marqué (et refusé) du Sénégal, suite à une faute sur le défenseur A. Hakimi. Dans le même sens, la consultation de la VAR sur la faute commise sur Brahim Diaz est légitime, et la faute sifflée contre le Sénégal était une évidence sportive.
Un débat passionné mêlé de patriotisme agite le web entre fanatiques du football africain depuis les incidents ayant émaillé la finale de ce 18 janvier. A Rabat comme dans d’autres villes du Maroc, le film de la rencontre Sénégal-Maroc est rejoué dans plusieurs conversations ce 19 janvier, après la mer de déceptions infligée aux Marocains par la défaite de leur sélection.
Une équipe qui court derrière une 2è consécration continentale depuis 1976 (en Ethiopie), après sa finale perdue en 2004 contre la Tunisie.
Par GGKE



