New York (© 2026 Afriquinfos)- Pour son dernier discours d’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies le 22 septembre dernier, Antonio Guterres, a une fois de plus plaidé pour un monde plus égalitaire et pour une réforme du Conseil de Sécurité afin que l’Afrique y occupe un siège permanent.
Le message est on ne peut plus clair. Quatre-vingt ans après la fin de la Seconde guerre mondiale, la configuration et le fonctionnement du Conseil de Sécurité ne doivent plus être les mêmes. Antonio Guterres, pour son dernier discours à la Tribune de l’ONU a fait un plaidoyer pour un Conseil qui réponde plus à la géopolitique actuelle.
Pour l’absence d’un siège permanent de l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU est une « injustice ». « Le monde a fondamentalement changé depuis [la fin de la Seconde Guerre mondiale], mais ce changement est loin d’être reflété au Conseil de sécurité. L’exemple le plus flagrant en est l’Afrique. Lorsque l’ONU a été fondée, la majeure partie de l’Afrique était encore sous domination coloniale. Aujourd’hui, l’Afrique ne dispose toujours pas de représentation permanente au Conseil. Un Conseil de sécurité du XXIe siècle sans sièges permanents pour l’Afrique est injuste et indéfendable. », a martelé l’ancien Premier Ministre portugais dont le mandat à la tête de l’ONU s’achève le 31 décembre 2026.
Antonio Guterres a en outre appelé réforme de l’architecture financière internationale. Il souhaite une rupture avec ce qu’il considère comme le pillage de l’Afrique. Le continent attire les investisseurs notamment dans les secteurs des minerais critiques, de l’énergie solaire ou encore des technologies. Mais une large part de ses richesses continue d’être exportée sans être transformée sur place. Le secrétaire général de l’ONU a appelé à rompre avec ce modèle.
S.B.



