Ouagadougou (© 2026 Afriquinfos)- Depuis le 27 mars 2026, au Burkina Faso, ne dites plus «Charte de la Transition», mais «Charte de la Révolution». Les députés de l’Assemblée législative de transition (ALT) ont adopté à l’unanimité le projet de loi qui dote le «pays des hommes intègres» d’un nouveau cadre institutionnel consolidé.
C’est la «Charte de la Révolution» qui fait désormais foi au Burkina Faso dans la conduite des affaires publiques. Dans les rues de Ouagadougou, on ne parlera plus de démocratie mais de «Révolution progressiste populaire».
Le projet de loi voté à l’unanimité, comprend trois articles essentiels. Le premier article porte adoption de la «Charte de la Révolution», le deuxième prévoit la substitution de la Charte de la Transition du 14 octobre 2022 (modifiée le 25 mai 2024) par cette nouvelle Charte. Et le troisième article énonce la formule exécutoire. Selon la nouvelle loi, le «Président du Faso est éligible aux élections présidentielle, législatives et municipales qui seront organisées pour mettre fin à la Révolution».
La ‘Charte de la Révolution’ autorise également le changement d’appellation de certaines institutions de la République dont le «Gouvernement de la Transition» et «l’Assemblée législative de Transition». Désormais, au Burkina Faso, la nouvelle dénomination de ces institutions est: «Gouvernement et Assemblée législative du peuple».
Dans la nouvelle Assemblée législative du peuple, la composante « partis et mouvements politiques » (au sein de l’organe législatif) est supprimée et les sièges correspondants réaffectés. Le texte prend également en compte la nouvelle organisation territoriale, avec l’intégration des Régions nouvellement créées dans la représentation nationale.
S. B.



