Aide publique au développement 2025: Plus grands donateurs de l’heure à connaître 

Selon les prévisions de l’OCDE, l’APD (Aide publique au développement) devrait enregistrer une baisse comprise entre 9 et 17% en 2025, avec la baisse de 9,6% déjà enregistrée en 2024

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Aide publique au développement 2025: Plus grands donateurs de l'heure à connaître
Graphique montrant l'évolution de l'APD entre 2002-2024 en Afrique subsaharienne (DR, OCDE).

Paris (© 2025 Afriquinfos)- Dans un Rapport publié en juillet 2025, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) informait de la baisse de l’APD (Aide publique au développement) de l’ordre de 9% et 17% en 2025 qui viendrait s’ajouter à celle de 9,6% observée en 2024. Mais, les principaux donateurs demeurent les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Japon et la France.

Selon les prévisions de l’OCDE, l’APD (Aide publique au développement) devrait enregistrer une baisse comprise entre 9 et 17% en 2025. Avec la baisse de 9,6% déjà enregistrée en 2024, ce sera la première fois de l’histoire que l’on assiste à une réduction simultanée, et sur deux années consécutives de l’Aide publique au développement consentie par les quatre principaux donateurs que sont les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France.  

Cette situation ramènerait l’Aide publique au développement nette entre 186 milliards USD (scénario de «réduction la plus faible») et 170 milliards USD (scénario de «réduction la plus forte»). En termes de volume, le scénario de «réduction la plus forte» représenterait un repli de 35 milliards USD par rapport à 2024 – en plus de la baisse de 21 milliards USD de l’APD déjà observée en 2024, soit une diminution sur deux ans de 56 milliards USD par rapport aux niveaux de 2023.

«Cette diminution de l’aide publique au développement s’explique par un recul des contributions aux organisations internationales, ainsi que par un fléchissement de l’aide à l’Ukraine, une baisse de l’aide humanitaire, et une réduction des dépenses consacrées à l’accueil des réfugiés dans les pays donneurs», fait savoir l’OCDE. Elle indique néanmoins que parmi les membres de son Comité d’Aide au Développement (CAD), les États-Unis sont restés le principal fournisseur d’APD (63.3 milliards USD), fournissant 30% de l’APD totale des membres du CAD en 2024, suivis par l’Allemagne (32.4 milliards USD), le Royaume-Uni (18.0 milliards USD), le Japon (16.8 milliards USD) et la France (15.4 milliards USD).

Si cette tendance à la baisse se confirme, ce sont les Pays les moins avancés (PMA) en Afrique subsaharienne et le secteur de la santé qui devraient être particulièrement exposés à la diminution des financements concessionnels publics. L’OCDE exhorte toutefois les pays donateurs à «s’employer à inverser la tendance, et à revoir leurs baisses au cours des années à venir, et de coopérer de manière plus efficace pour allouer l’APD disponible de manière à soutenir les plus pauvres et les plus vulnérables».

Boniface T.