New York © 2025 Afriquinfos)- Les États-Unis ont, par le biais de Mike Waltz, leur Ambassadeur aux Nations Unies, fait cas de leurs préoccupations face à la montée du terrorisme dans certains pays d’Afrique du l’Ouest, notamment dans la région du Sahel. Washington a exhorté les États du Sahel et leurs voisins côtiers d’Afrique de l’Ouest à mettre de côté leurs différends et à chercher à apporter une réponse coordonnée au terrorisme.
Mike Walt, représentant des États-Unis auprès des Nations Unies, a, d’entrée de propos, à New York, indiqué que «le terrorisme continue de ravager la vie de millions de personnes à travers le Sahel et s’est étendu et déplacé vers le sud». Et d’ajouter que son pays condamne «avec la plus grande fermeté toutes les attaques perpétrées par des organisations terroristes».
Tout en reconnaissant les efforts de lutte contre le terrorisme menée par les Forces armées maliennes, Washington n’est reste pas moins «particulièrement préoccupée» par la situation au Mali.
Mike Waltz ensuite, tour à tour, a évoqué le massacre de milliers de chrétiens, l’enlèvement massif d’élèves et d’enseignants dans des écoles religieuses au Nigeria, et indiqué que les États-Unis «ne resteront pas passifs face à de telles atrocités, qui se déroulent régulièrement et en toute impunité». Le diplomate américain a annoncé «des mesures décisives dans le cadre d’une nouvelle politique qui permettra au Département d’État de restreindre la délivrance de visas aux personnes ayant dirigé, autorisé, soutenu de manière significative ou perpétré des violations de la liberté de religion, ou y ayant participé».
En outre, Washington exhorte les États du Sahel et leurs voisins côtiers d’Afrique de l’Ouest à mettre de côté leurs différends et à chercher à apporter une réponse coordonnée au terrorisme, qui soit respectueuse de l’État de droit et des droits humains, y compris par la coopération militaire et le partage de renseignements.
Pour finir sur ce sujet, Mike Waltz a ajouté que «le leadership africain, fondé sur une réponse coordonnée entre tous les pays de la région, est essentiel» et que «les États-Unis, pour leur part, continueront de collaborer avec leurs partenaires régionaux afin de contrer ces menaces communes».
S. B.



