UNGA 2025: Joao Lourenço recampe les positions de l’UA sur la géopolitique mondiale

Afriquinfos Editeur
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Le Président Angolais et Président de l'UA Joao Lourenço (DR-Miguel Bembe)

New-York (© 2025 Afriquinfos)- Lors de la 80ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, ouverte le 23 septembre 2025 à New York, les État africains appellent de nouveau à une réforme du Conseil de sécurité. Ils ont insisté sur l’importance d’améliorer la représentativité de cette instance, en accordant notamment aux pays africains un siège permanent, afin de leur donner plus d’influence dans les décisions mondiales. En parallèle, ils ont souligné la nécessité d’actions concrètes pour accélérer la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030 et de renforcer les mécanismes de financement du développement, en particulier pour le continent africain.

Le président en exercice Joao Lourenco réclame de nouveau une réforme du Conseil de sécurité, insistant sur « la position commune africaine » prévoyant « deux sièges permanents et cinq non permanents pour le continent africain dans un Conseil de sécurité élargi », afin d’accroître son influence mondiale.

L’Afrique mérite une adhésion à part entière au Conseil, y compris les droits de veto accordés aux autres membres permanents. Cette demande n’est ni excessive ni symbolique. C’est un appel légitime, ancré dans les réalités géopolitiques actuelles et dans l’urgence de corriger une injustice de longue date’’, a laissé entendre João Lourenço, Président en exercice de l’Union Africaine, lors de la 80ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, ouverte le 23 septembre 2025, à New-York.

L’Union africaine a également souligné l’urgence d’accélérer les ODD d’ici 2030 et de renforcer le financement du développement pour le continent.

L’Afrique représente un tiers des États membres de l’ONU et accueille la majorité des opérations de maintien de la paix, mais demeure exclue des décisions centrales du Conseil de sécurité. Cette situation est jugée injuste et nuisant à l’efficacité de l’ONU. Pour les dirigeants africains, cette 80ème session représente une occasion historique de corriger les déséquilibres structurels au sein de l’organisation.

Le président de la République d’Angola et président en exercice de l’Union africaine, João Lourenço, a plaidé mardi pour une réforme urgente des Nations unies et dénoncé la « logique de deux poids et deux mesures » qui mine l’autorité de l’organisation mondiale.

Il a estimé qu’il était ‘’urgent de revitaliser les Nations Unies » pour qu’elle sorte de « la situation intriquée dans laquelle elle se trouve’’.

’Les principales puissances mondiales tendent à marcher dos tournés les unes aux autres, s’éloignant des points de convergence minimums qui les feraient rester liées à l’engagement de privilégier primordialement le dialogue et la concertation’’, a déclaré le dirigeant angolais.

Le président africain a particulièrement critiqué la « passivité des États-membres des Nations Unies » face aux « invasions de territoires tiers et aux interférences dans l’ordre interne de pays souverains », estimant que l’absence de « réaction ferme » avait créé des « faits accomplis » à l’origine des tensions actuelles.

V.A.