New York (© 2025 Afriquinfos)- Le prochain sommet Afrique-France se tiendra les 11 et 12 mai 2026 à Nairobi, au Kenya. C’est la première fois qu’un tel événement aura lieu dans un pays d’Afrique anglophone, illustration de la volonté de Paris de diversifier ses partenariats sur ce continent au-delà de son pré carré francophone.
Le prochain sommet Afrique-France se tiendra les 11 et 12 mai 2026 à Nairobi, au Kenya, avec l’objectif de favoriser innovation et croissance, a annoncé mercredi 24 septembre l’Elysée. C’est la première fois qu’un sommet Afrique-France se tiendra dans un pays d’Afrique anglophone, illustration de la volonté de Paris de diversifier ses partenariats sur ce continent au-delà de son pré carré francophone.
« La décision d’organiser ce sommet a été confirmée par le président de la République [Emmanuel Macron] et le président de la République du Kenya, William Ruto, lors d’une rencontre à New York » mercredi en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, selon un communiqué conjoint des présidences.
Ce sommet, baptisé « Africa Forward : partenariats entre l’Afrique et la France pour l’innovation et la croissance », « s’inscrit dans le renouvellement des relations entre la France et les pays africains, fondées sur des partenariats mutuellement avantageux », indique le texte. Le sommet s’ouvrira avec un forum d’affaires « qui valorisera les projets, les innovations et les idées des secteurs privés français et africains ».
Dès son élection en 2017, le président français, partisan d’un « renouveau » entre Paris et le continent africain, avait entrepris de voyager hors de la zone d’influence traditionnelle française.
Démographie et urbanisation croissantes, émergence de classes moyennes : les opportunités économiques qu’offrent les pays d’Afrique anglophones sont immenses avec des infrastructures (énergie, transports) encore embryonnaires et un taux.
Cependant le Kenya traverse une crise politique et sociale qui brouille l’image de vitrine démocratique que certains lui attribuent. Ces derniers mois, de vastes manifestations contre la vie chère et contre les réformes fiscales du président William Ruto ont été violemment réprimées, faisant des dizaines de morts selon les ONG locales. Les critiques dénoncent une gouvernance autoritaire, loin des standards de partenariat équitable et inclusif que Paris prétend promouvoir.
La trajectoire des précédents sommets éclaire le défi qui attend Nairobi. À Bamako, en 2017, le sommet avait été dominé par les enjeux sécuritaires.
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