Somalie: Ingrédients en place pour un nouveau brasier à cause de la boulimie du pouvoir

Ce pays de la Corne de l'Afrique est aux prises depuis près de 20 ans avec l'insurrection des islamistes shebab, liés à Al-Quaïda, qui contrôlent de vastes pans du territoire.

Afriquinfos Editeur
2 Min de Lecture
La nomination d'un ambassadeur israélien au Somaliland suscite une colère peu ordinaire de plusieurs Etats africains
Une carte montrant la Somalie et le Somaliland (photo, DR).

Une personne a été tuée et 55 ont été blessées lors d’affrontements entre Forces gouvernementales et l’Opposition cette semaine qui s’achève dans la capitale somalienne Mogadiscio, selon un communiqué du Gouvernement publié ce 07 juin 2026.

Des colonnes de fumée s'élèvent au dessus de Mogadiscio, en Somalie, le 4 juin 2026.
Des colonnes de fumée s’élèvent au dessus de Mogadiscio, en Somalie, le 4 juin 2026.

Le Président Hassan Sheikh Mohamud a déclenché une nouvelle crise politique en annonçant une prolongation d’un an de son mandat, qui devait expirer le 15 mai dernier. L’Opposition et les dirigeants régionaux avaient prévu de manifester à Mogadiscio ce 04 juin, mais des affrontements ont éclaté avant que ces rassemblements puissent avoir lieu.

Des tirs nourris ont été constatés par les correspondants de l’AFP dans la journée du 04 juin, et la nuit précédente. Le ministère de la Santé a indiqué qu’il y « avait un décès confirmé et 55 blessés », sur la base d’informations « recueillies et vérifiées auprès des hôpitaux et établissements de santé ».

L’AFP n’a pas été en mesure de confirmer ce bilan de manière indépendante. La Somalie est entrée à la mi-mai 2026 « dans une période de Transition », a annoncé unilatéralement le Gouvernement à la fin du mandat du Président Mohamud, sans scrutin en vue pour élire un successeur, laissant craindre que le pays qui peine à sortir de décennies de chaos, plonge à nouveau dans une spirale de violences.

Depuis 2012 et la fin de huit ans d’autorité « de Transition », la Somalie, longtemps privée d’Etat central après la chute en 1991 du dictateur Siad Barre, est habituée aux élections reportées et aux mandats prolongés. Des élections étaient prévues en juin 2026, mais elles semblent désormais impossibles.

Ce pays de la Corne de l’Afrique est aux prises depuis près de 20 ans avec l’insurrection des islamistes shebab, liés à Al-Quaïda, qui contrôlent de vastes pans du territoire.

@Afriquinfos & AFP