DAKAR (© 2026 Afriquinfos)- Après la démission d’El Malick Ndiaye du perchoir dans la soirée du 24 mai, la porte est grandement ouverte pour non seulement un retour d’Ousmane Sonko au Parlement, mais aussi pour son ascension au sommet de l’Assemblée Nationale. A un moment charnière de la vie du parti au pouvoir au Sénégal depuis mars 2024, le PASTEF.
«Après une profonde réflexion, mûrie dans le silence, la responsabilité et le sens de l’Etat, j’ai décidé de démissionner de mes fonctions de président de l’Assemblée Nationale du Sénégal. Un choix personnel, guidé avant tout par ma conception des institutions, de la responsabilité publique et de l’intérêt supérieur de la Nation», a motivé l’ex ministre des Infrastructures et des Transports, El Malick Ndiaye, pour justifier son départ subit de son poste.
Le Parlement sénégalais largement dominé par le PASTEF est convoqué, dans la foulée, ce 26 mai pour une séance parlementaire devant marquer le retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée Nationale comme député !
Selon plusieurs sources proches du parti présidentiel sénégalais, la séance parlementaire de ce 26 mai doit consacrer la montée en puissance politique d’Ousmane Sonko. Avec le scrutin présidentiel de 2029 en ligne de mire. Tribun et figure de proue du PASTEF, Ousmane Sonko, dans la peau de président de Parlement, est à même d’opposer un ‘contre-pouvoir’ terrible au camp Faye, si jamais les deux leaders du parti présidentiel n’arrivent pas à fumer le calumet de la cohésion et de la réconciliation.
La première épreuve de cette phase délicate dans laquelle rentre le PASTEF sera le visage du prochain Gouvernement sous Diomaye Faye. Avec quels proches de Sonko ouvertement et désormais en rupture de ban avec les choix fondamentaux du Président élu en mars 2024 au Sénégal ?
La 15e législature au Sénégal en place depuis le 2 décembre 2024, après des législatives anticipées a donc les moyens de pourrir ou de fleurir les 3 prochaines années de la suite et de la fin de la Présidence Faye qui risque de ne plus être un fleuve tranquille. Avec ou sans Ousmane Sonko dans la barque. Et au risque de faire désenchanter les millions de Sénégalais qui ont cru profondément, en mars 2024, à un choix disruptif, lors de leurs votes massifs en faveur d’un parti porté essentiellement par des quarantenaires.
GGKE



