Rwanda : Le génocide de 94 froisse encore des rapports entre Français

Afriquinfos Editeur
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Accusés d’avoir abandonné aux massacres des centaines de civils tutsis sur les collines de Bisesero en fin juin 1994, ces officiers de l'armée française, dont le chef de l'opération turquoise au Rwanda en 1994, ont réfuté les accusations «invraisemblables» et «monstrueuses» de complicité de génocide portées par des associations de parties civiles dans une enquête menée à Paris.

Par ailleurs, un communiqué portant la signature des deux hommes, ainsi que celle du général Jean-Claude Lafourca, l'ancien chef de l’opération turquoise, affirme que cette opération lancée le 22 juin 1994 sous mandat de l’ONU, «a protégé des centaines de milliers de personnes» et sauvé «des dizaines de milliers de vies tutsi». «Nous avons toujours exprimé notre volonté de témoigner dans l'enquête pour mettre enfin un terme à des accusations aussi invraisemblables que monstrueuses de complicité de génocide», ont-ils mentionné dans le communiqué, tout en soutenant avoir fièrement  effectué leur mission au Rwanda. «Nous réaffirmons notre fierté de ce que nous avons accompli au Rwanda lors de cette brève opération, alors que la France s'est trouvée seule à s'engager réellement pour mettre fin au génocide», ajoutent-ils.

Les investigations ont commencé en 2005 suite à une plainte de rescapés qui reprochent à des militaires français de s'être présentés le 27 juin 1994 à Bisesero, et d'avoir promis aux Tutsi de revenir pour ne le faire que le 30 juin ! Pendant ces trois jours, des centaines de personnes seront massacrées.

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Tandis que les militaires français affirment une reconstitution mensongère des faits, la dénaturation des pièces de la procédure pénale et l’articulation fallacieuse des témoignages contenues dans des articles de presse, les juges disposent du témoignage du lieutenant-colonel Jean-Rémy Duval, qui a assuré avoir effectué une reconnaissance le 27 juin avec une douzaine d'hommes puis avoir relayé ses craintes, à son retour à la base, par téléphone puis par fax.

 Akpéné I. & P. Amah