Rabat (© 2026 Afriquinfos)- La ville de Laâyoune, la ville la plus importante et la plus peuplée du Sahara occidental et administrée par le Maroc depuis 1975, se prépare à célébrer le 31 octobre 2026, la toute première édition officielle de l’Aïd Al Wahda (la Fête de l’Unité).
La date décrétée et instituée en novembre 2025 par le Roi Mohammed VI comme une nouvelle fête nationale, fait suite au vote de l’ONU le 31 octobre 2025, soutenant le plan marocain d’autonomie du Sahara occidental.
Ce vote a été vécu comme une victoire pour beaucoup de Marocains. De nombreuses scènes de joie ont été observées à travers le pays dans la soirée du 31 octobre 2025. “Le Sahara est marocain et l’est depuis toujours”, scandaient les personnes descendues dans les rues de Rabat, la capitale du pays.
Cette célébration reste désormais dans le calendrier national comme un jour férié chômé et payé commémorant l’unité nationale et l’intégrité territoriale du pays.
L’intégration du 31 octobre au calendrier officiel des jours fériés nationaux sous l’appellation de « Aid Al Wahda » (Fête de l’Unité), s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’une haute décision royale visant à renforcer les symboles de cohésion nationale.
Une date rappelant l’adoption de la résolution 2797/2025 de l’ONU
La date retenue rappelle notamment l’adoption de la résolution 2797/2025 du Conseil de sécurité de l’ONU, perçue à Rabat comme un tournant dans la reconnaissance internationale du plan d’autonomie marocain pour le territoire contesté.
Pour les autorités marocaines, cette nouvelle fête revêt une portée symbolique forte : elle vise à souligner l’unité du peuple marocain, l’attachement aux constantes nationales ainsi que la défense des droits légitimes du Royaume. Au-delà d’un simple jour chômé, elle est présentée comme une occasion de rassemblement et de célébration collective autour des valeurs fondatrices de l’État.
Depuis plus d’un demi-siècle, le statut du Sahara occidental est disputé. D’un côté, le Maroc revendique sa souveraineté sur le territoire. De l’autre, le front Polisario, mouvement indépendantiste sahraoui soutenu par l’Algérie, réclame l’autorité sur ces terres. Le Sahara occidental est convoité pour ses eaux poissonneuses et son sous-sol riche en phosphate, pétrole et minerais précieux.
Mais avant cela, jusqu’en 1975, c’est l’Espagne qui contrôlait le territoire, en faisant l’une des dernières colonies européennes sur le territoire africain. Dans les faits, le Maroc contrôle actuellement 80% du Sahara occidental. Laissant donc les 20% restants au front Polisario, qui réclame un référendum d’auto-détermination, soutenu par l’ONU depuis 1991.
C’est en 2007 que le Maroc avait présenté son plan, l’idée étant de faire du Sahara une région autonome au sein du Royaume. Des autorités sahraouies régiraient donc le territoire et auraient compétence pour gérer « elles-mêmes et démocratiquement » leurs affaires administratives, économiques et sociales, y compris la fiscalité et le développement local. Le Maroc, lui, conserverait les prérogatives régaliennes: le drapeau, la monnaie, les relations extérieures, la défense et la sécurité.
Le Maroc a obtenu le soutien de grandes puissances dans son combat contre les indépendantistes du front Polisario, soutenus par l’Algérie.
V.A.



