A la découverte du «Canal de Suez sur rails», nouveau branding du smart power de l’Egypte en Afrique

Afriquinfos Editeur
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Vue partielle du Cnal de Suez (DR-X).

Le Caire (© 2026 Afriquinfos)- Face aux récentes perturbations sécuritaires en mer Rouge qui ont mis en évidence une vulnérabilité critique du Canal de Suez, l’Egypte s’est mise à construire une alternative terrestre en vue de protéger ce réseau,  son moteur économique.

Alors que le canal de Suez constituait l’artère commerciale incontournable de l’Égypte depuis plus d’un siècle avec un acheminant d’environ 12 % du commerce maritime mondial,  il a été confronté aux récentes perturbations sécuritaires en mer Rouge. Les navires ont été contraints de faire un détour par le cap de Bonne-Espérance, les recettes de transit ont chuté et les chaînes d’approvisionnement mondiales ont été gravement perturbées.

 « De plus, nous avons massivement investi dans nos infrastructures, qu’il s’agisse de routes, de ports ou de voies ferrées, afin d’offrir à nos partenaires commerciaux différentes options pour acheminer leurs marchandises à travers l’Égypte, que ce soit directement via le canal de Suez ou vers le canal de Suez, puis en utilisant notre réseau d’infrastructures pour rejoindre la mer Méditerranée et accéder au marché européen. », a déclaré Ahmed Rostom, ministre de l’Économie et de la Planification, Égypte.

Ce réseau s’articule autour de la zone économique du canal de Suez, qui a attiré plus de 16 milliards de dollars d’investissements. La pièce maîtresse de ce système est une ligne ferroviaire à grande vitesse électrifiée de 2 000 kilomètres traversant l’Égypte, d’un coût de 8,7 milliards de dollars. Surnommée le « canal de Suez sur rails », elle relie directement les ports de la mer Rouge aux terminaux d’exportation de la Méditerranée.

Une fois pleinement opérationnel, le système acheminera jusqu’à 13 millions de tonnes de fret par an, permettant aux compagnies maritimes de décharger leurs marchandises sur la mer Rouge et de les acheminer par rail à travers le pays afin de contourner les goulets d’étranglement maritimes.

« L’Égypte a estimé qu’elle avait consacré d’importantes ressources à des investissements dans le secteur logistique, ce qui a facilité les partenariats avec le secteur privé au sein des pôles logistiques situés le long de ce canal et permis d’assurer une circulation fluide des marchandises et du commerce à l’échelle mondiale. », a indiqué le Ministre de l’Économie et de la Planification d’Egypte ,auprès du media Africaradio.

Cette infrastructure est également conçue pour favoriser une intégration africaine plus large. Dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine, ces ponts terrestres relient les ports d’Afrique du Nord à des corridors commerciaux s’étendant vers l’Afrique de l’Est et l’Afrique subsaharienne.

En offrant des itinéraires terrestres plus rapides vers les marchés méditerranéens et européens, l’Égypte vise à transformer les risques liés aux chaînes d’approvisionnement régionales en un moteur de croissance continentale.

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