Bruxelles (© 2025 Afriquinfos)- De saint Jean 10,14-15: « Moi, je suis le bon pasteur; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. » En nous focalisant sur le verbe connaître, aussi dans l’esprit socratique, « connais-toi toi-même », la Force qui connaît très bien l’homme est celle Divine.
La foi nous découvre comment le Christ a raison de s’utiliser les attributs divins et bien évidemment l’Esprit de Dieu nous connaît. Relisons à ce point le Psaume 8. Mais en dehors du monde des esprits, trois personnes peuvent, moins que Dieu, témoigner de nous et leurs témoignages sont à prendre au sérieux.

D’abord les parents surtout la maman, parce qu’elle nous a portés, nous a vus naître et a toujours pris soin de nous notamment en nous habillant, en nous nourrissant, oeuvres de miséricorde. Ensuite, les membres de la fratrie, leurs opinions sur nous peuvent être assez vraies et sincères. Et enfin, l’épouse. Oui l’épouse, la même chair que l’époux par union, la moitié. Avec elle, le verbe « connaître » (que la foi nous utilise) prend tout son sens.
Plus que la mère biologique, l’épouse est la seconde mère et la soeur plus proche qui connaît mieux l’époux. D’ailleurs, les termes sont révélateurs: époux-épouse. Elle connaît mieux son mari car depuis le mariage, elle naît avec lui, et réciproquement, d’où les enfants issus du mariage. Co-(n)naître, cum-nascire: «naître avec ou naître ensemble comme des jumeaux» se révèle, on ne peut plus clair.
En toute situation, il faut écouter l’épouse quand elle se prononce sur une situation familiale ou plus encore sur son mari. Son mari sait bien qu’elle dit la vérité comme Pilate a bien compris les propos de sa femme, Claudia Procula: «Or, tandis qu’il siégeait au tribunal, son épouse lui fit dire : “Ne te mêle point de l’affaire de ce Juste; car aujourd’hui j’ai été très affectée dans un songe à cause de lui”»(Mt 19,22).
Cela influença quoique la réaction prochaine de Pilate. Il s’adressa alors à tous les Juifs et leur dit: “Vous connaissez la piété de mon épouse et savez qu’elle n’est pas loin de partager votre religion”. Ils lui dirent: “Oui, nous le savons”.
Pilate reprit: “Eh bien, mon épouse m’envoie un message: Qu’il n’y ait rien entre toi et ce juste. Car cette nuit, j’ai beaucoup souffert à cause de lui ”. Les Juifs répondirent à Pilate: “ Ne t’avons-nous pas prévenu? C’est un magicien, il a envoyé un songe à ton épouse !”», Actes de Pilate, Chapitre 2, verset 114.
Ne connaissons-nous pas et très bien les casquettes sociales de la dame qui parle et qui marche? Nous y voyons la posture d’Hérodiade qui se convertit, poussée par la vérité de ses entrailles de mère, c’est ce que l’on dit. Femme de son beau-frère par le sororat, heureusement et Commandant en chef des garnisons nationales.
Si le beau-frère et époux comme Pilate la connaissant, sait qu’elle dit la vérité parce qu’elle le connaît, pourquoi le peuple ne prendrait-il pas au sérieux les apparitions de la dame n⁰1?
Ou voulez-vous vous comporter comme cette portion du peuple de la Bible, aveuglé parce que manipulé par le mensonge, le complot et l’argent en réclamant la mort de l’innocent à la place du criminel Bar-Abbass, quoique fils du père et du PÈRE?
Mais le vrai Fils du Père a été l’occasion de libérer le fils du père, Barabbas afin qu’il vienne lui aussi à la Vérité. Et l’époux ne se dit-il pas chrétien? Ecoute-il le peuple ou la Vérité de Dieu ou il ne préserve que ses intérêts personnels comme Pilate? Jugeons par nous-mêmes et choisissons le vrai camp.
Du terrain divin à la réalité quotidienne
Pour une lecture politique et actuelle de ce propos de la Vierge Marie à Cana, symbolique de l’Alliance de Dieu avec le modèle d’Israël (ce qui sous-tend le bonheur national de Dieu pour les peuples), la justice, la bonne gouvernance, le bon droit.
Elle dit: » Faites ce qu’il vous dira ». Pour Saint Jean, la Vierge Marie est dans la symbolique du peuple d’Israël ou du reste de Sion qui attendait, priait et espérait la délivrance d’Israël des envahisseurs romains comme elle l’exprima dans son Magnificat et actualisa ainsi la soif de tout un peuple.
Lc 1, 47-55: » Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante; désormais, tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles; Saint est son nom ! Son amour s’étend d’âge en âge. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël, son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais…. »
Ecoutons la dame qui montre le chemin pour le renversement des orgueilleux et pour la victoire des humbles. La bataille sera longue, dure et âpre, mais le peuple en sortira vainqueur. Et quand le peuple descend sur les routes, le pouvoir tremble et s’enfuit.
Salvadore Boschi, penseur anonyme belge



