Paris (© 2025 Afriquinfos)- L’écrivain congolais, Alain Mabanckou a signé le 22 août dernier, son grand retour en librairie avec Ramès de Paris, un roman « drôle, sarcastique et furieusement vivant », publié aux éditions du Seuil.
Un quatuor insolite Ramès de Paris, Bérado prince de Zamunda, Maman Mushama et Lilwenn la Bretonne animent les trottoirs et les rumeurs du quartier Château-Rouge, dans le 18e arrondissement de Paris, jusqu’à ce que tout éclate.
Selon la quatrième de couverture, dans ce nouveau roman, l’auteur met en scène un narrateur surnommé Bérado, qui rejoint son frère Benoît à Paris, dans le quartier populaire de Château-Rouge . Là, il découvre un univers haut en couleur, peuplé de figures aussi attachantes que surprenantes : Ramès, réceptionniste d’hôtel ; Maman Mushama, cuisinière redoutée du restaurant Manioc Pays ; et Lilwenn, jeune Bretonne lieu bousculer l’ordre établi.
Ce quatuor anime les trottoirs et les rumeurs du quartier Château-Rouge, dans le 18e arrondissement de Paris, jusqu’à ce que tout éclate. L’ouvrage paraîtra en France dans la collection Fiction & Cie des éditions du Seuil.
Ce roman sort quatre ans après Le Commerce des allongés, son dernier livre. Fidèle à son style mêlant humour, sarcasme et baroque, l’écrivain retrouve ici les lecteurs qui l’avaient connu en 2005 grâce à son succès Verre cassé.
Entre les rives du Congo et les artères vibrantes de Paris, Alain Mabanckou tisse une nouvelle tapisserie littéraire avec « Ramsès de Paris », son dernier roman publié aux éditions du Seuil. Ce récit, à la fois miroir et kaléidoscope, capture l’essence d’une diaspora congolaise naviguant entre rêves brisés et euphories clandestines. Comment un écrivain parvient-il à transformer l’exil en une symphonie de mots où chaque note résonne d’humanité ?
Le roman déploie l’épopée de Berado Prince de Zamunda, figure aussi réelle que légendaire, dont le parcours oscille entre la Ponant négraude et le macadam parisien. Mabanckou, tel un griot moderne, emprunte les chemins de l’oralité pour sculpteur une narration hybride, où le sarcasme le dispute à la tendresse, où l’humour affleure sous les drames intimes. La structure en 55 chapitres devient une cartographie emotionnelle, des ruelles de Château Rouge aux horizons de Grenoble, de la Bretagne aux souvenirs de Kinshasa.
Au-delà de l’intrigue amoureuse transgressive – ce triangle fatal entre un mentor et sa protégée –, « Ramsès de Paris » s’impose comme une rapsodie culturelle. La rumba congolaise y pulse en arrière-plan, Koffi Olomide y est convoqué comme une présence tutélaire, tandis que l’élégance de la sape devient métaphore de résistance identitaire. L’auteur, en virtuose de la langue, ne se contente pas de raconter : il incarne une voix, celle des exilés aux besoins réfractaires, des âmes en quête d’eudémonisme dans l’opacité des métropoles.
« Ramsès de Paris » n’est pas qu’un livre ; c’est une expérience sensorielle. On y sent les parfums de la rue Myrha, on y entend les éclats de rire dans les cafés congolais, on y touche du doigt les illusions et les espoirs de ceux qui chevauchent deux mondes. Alain Mabanckou, avec la maestria qu’on lui connaît, offre bien plus qu’un roman : une cartographie humaine de l’exil, une ode à celles et ceux qui inventent leur liberté au prix de l’éloignement.
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