Bruxelles (© 2026 Afriquinfos)- L’icône de la rumba congolaise, Koffi Olomidé, va souffler en grande pompe ce 13 juillet, sa 70ème bougie. Celui qu’on surnomme le »Grand Mopao » compte bien mettre les petits plats dans les grands pour l’occasion. Le dimanche 12 juillet 2026, à la veille, le chanteur ambitionne d’écrire un nouveau chapitre de sa carrière légendaire au Stade Roi Baudouin de Bruxelles.
Vingt-six ans après avoir électrisé le Palais Omnisports de Bercy devant 20 000 spectateurs, le « Roi de la Rumba » promet une soirée mémorable, fidèle à sa réputation internationale. Chorégraphies spectaculaires, rythmes endiablés et instants d’émotion partagée : ce concert ‘’unique’’ s’annonce comme l’un des moments forts de sa carrière, célébrant sa longévité et son influence sur la musique africaine.
« Ce n’est pas un jour comme les autres… Je n’ai jamais célébré mon anniversaire de cette manière », s’est-il confié précisant que c’est un moment de partage avec son public, sa famille, ceux à qui il doit tout.
Ainsi, la soirée sera à la fois un triomphe musical et un vibrant hommage à un ami disparu, symbolisant les liens puissants entre artistes et musique.
Pour la communauté congolaise de Belgique et d’Europe, ce rendez-vous est bien plus qu’une date dans un agenda. C’est un pèlerinage culturel, un rassemblement générationnel où les parents transmettent aux enfants l’amour d’une musique qui parle à l’âme. Les mélodies enivrantes de « Loi », la puissance dansante de « Haut Niveau » ou la poésie de « Effrakata » résonneront sous les projecteurs bruxellois, créant des souvenirs impérissables. Ce concert Bruxelles 2026 est le point d’orgue d’une tournée européenne qui scelle le statut de Koffi Olomide comme ambassadeur ultime de la culture musicale africaine.De son vrai non,Christophe Agbepa Mumba, cKoffi Olomidé né le 13 juillet 1956 a intégré l’univers musical, en se rapprochant de Shungu Wembadio devenu Papa Wemba, avec qui il entretenait une relation à distance depuis la Suisse. Le véritable déclic survient en décembre 1976, à l’occasion des vacances de Noël.
Le récit est digne d’un feuilleton. Papa Wemba est chassé de l’orchestre Yoka Lokole pendant qu’un ami commun, Emedo, séjourne à Kinshasa. Il trimballe dans ses bagages, une cassette de Koffi envoyée, par son intermédiaire, à son grand frère et ami, Shungu Wembadio.
Dans cette cassette, une chanson retient particulièrement l’attention. Il s’agit de « Mère supérieure » chantée à la sortie du groupe Viva-la-Musica en février 1977. Cette œuvre s’imposera rapidement en tête du hit-parade.
Durant les grandes vacances de cette année-là, Koffi vient en vacances à Kinshasa et décide d’entrer en studio. Papa Wemba refuse de l’accompagner.
Soutenu par des amis dont votre serviteur et sur insistance de Verckys Kiamungana, il va enregistrer son tout premier 45 tours.
À la fin de l’année, il est plébiscité par les chroniqueurs de musique comme la révélation de l’année. Et un confrère, Nzita Mabiala, lui trouvera le sobriquet de « l’étudiant le plus célèbre du Zaïre » alors qu’il étudiait à bordeaux en France.
C’est sur ces entrefaites qu’il démarre une carrière en solo. Il sort des chansons avec l’accompagnement de Viva-la-Musica sans intégrer le groupe. En 1992, il sort Ngobila, une œuvre de haute facture, ça marche du tonnerre.
V.A.



