Alger (© 2026 Afriquinfos) – Les résultats définitifs des élections législatives algériennes du 2 juillet dernier sont connus depuis samedi dernier. Ils ont été proclamés par la Cour constitutionnelle algérienne. Concernant la répartition des 407 sièges de l’Assemblée populaire nationale (APN), la Cour Constitutionnel donne vainqueur les deux anciennes formations proches du pouvoir en Algérie, en l’occurrence le parti du front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND).
L’opposition démocratique traditionnelle n’a décroché que 19 sièges répartis ainsi : 12 sièges pour le front des forces socialistes (FFS), 4 sièges pour la rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et 3 sièges pour le Partis des Travailleurs (PT).
Au total, 24 formations politiques siègeront dans la future chambre basse du parlement algérien qui sera installée dans les prochains jours. Mais aucune ne détient la majorité absolue lui permettant, selon la Constitution algérienne, de conduire le gouvernement.
Cette situation permet au président Abdelmadjid Tebboune de choisir, lui-même, le nom du futur Premier ministre ou de reconduire l’actuel premier responsable du gouvernement, Sifi Ghrieb.
Ce dernier est, selon les usages politiques en Algérie, obligé de présenter la démission de son gouvernement au président Tebboune juste après l’installation de la nouvelle Assemblée. Le chef de l’Etat dispose de la prérogative d’accepter la démission et de désigner un nouveau Premier ministre où de reconduire le même, tout en remaniant le gouvernement.
Le premier obtient 91 sièges, alors que le second en décroche 74. Pour sa part, le front El Moustaqbal (l’avenir) arrive en troisième position avec 56 sièges, suivi par les deux partis d’obédience islamique, à savoir le mouvement de la société pour la paix (MSP) avec 43 sièges et le mouvement El Bina (Construction) avec 40 sièges. Les listes indépendantes arrachent, quant à elle, 33 sièges.
Une abstention de près de 80%
L’élection a été marquées par un taux d’abstention de près de 80% des électeurs inscrits sur le fichier électoral. Selon la présidente de la Cour Constitutionnelle, Leila Aslaoui, le taux de participation à ce scrutin s’est établi à 21,24% à l’intérieur du pays et à 10,75% pour la communauté algérienne vivant à l’étranger.
Intervenant lors d’un point de presse, elle a fait savoir que sur 23 872 756 électeurs inscrits, 5 071 020 votants ont été enregistrés. Elle a révélé aussi que près d’un million (959 689) de bulletins de vote ont été déclarés nuls pour diverses raisons. Le nombre de voix exprimées et comptabilisées, selon Leila Aslaoui, s’élève à 4,1 millions (4 111 331 voix).
Après vérifications des procès-verbaux (PV) provenant des différents bureaux de vote, la Cour Constitutionnelle a invalidé, a-t-elle précisé, plusieurs milliers de voix exprimées dans certaines wilayas (départements) en raison des irrégularités confirmées. Au lendemain des législatives du 2 juillet dernier, des titres de la presse algérienne ont révélé l’ouverture d’enquêtes sécuritaires pour des soupçons de « fraude » dans certaines localités qui ont abouti, selon les mêmes sources, à « l’arrestation de plusieurs dizaines de personnes, dont des candidats déclarés vainqueurs ».
V.A.



