Haut-Sassandra (© 2026 Afriquinfos)- Alphonse Djédjé Mady, ancien ministre et pilier du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), est décédé le dimanche 23 août à l’âge de 81 ans. La disparition de cette figure importante de l’histoire politique de la Côte d’Ivoire a donné lieu à de nombreux hommages saluant un homme de devoir et profondément attaché à son pays.
Longévité, loyauté et intégrité. Voici quelques mots qui abondent dans les nombreux témoignages qui affluent depuis l’annonce du décès le dimanche 23 août du professeur Alphonse Djédjé Mady. Figure majeure de la scène politique ivoirienne, le médecin de profession a été entre autres, ministre, secrétaire général du PDCI-RDA, député, président de conseil régional… Une vie entière consacrée à la Côte d’Ivoire et à son parti.
L’ex-députée Yasmina Ouégnin qui le considère comme son mentor indique qu’, « il n’était pas un homme de bruit, ni de posture. Il s’affirmait plutôt en homme de devoir, de parole et de conviction. » Elle a rappelé avec insistance la rigueur et la discrétion qui ont caractérisé ses mandats de ministre de la République, toujours guidé par l’intérêt supérieur de la nation. « Je salue sa mémoire avec respect et reconnaissance pour tout ce qu’il a su m’enseigner. Je reste admirative du parcours de ce grand homme qui, jusqu’au bout, est resté debout, droit, fidèle à lui-même et à ses engagements. » a-t-elle conclut.
Le professeur Alphonse Djédjé Mady e en effet traversé les soubresauts de la vie politique ivoirienne, sans vaciller de sa ligne. C’est ce souvenir que veut garder de lui le ministre Mamadou Touré qui lui a succédé au Conseil Régional du Haut-Sassandra. Il retient surtout du défunt, la stature d’un homme d’expérience et de convictions. « Il restera une figure importante de notre histoire nationale, un homme d’expérience et de convictions dont le parcours mérite respect et reconnaissance », écrit-il.
Pour résumer le parcours politique du professeur Alphonse Djédjé Mady et l’image qu’il laisse à ses compatriotes, businessactuality.com écrit notamment : « Ce qui restera de lui, au-delà des titres, c’est une certaine idée de la loyauté. Dans un pays où les allégeances se diluent parfois au gré des opportunités, Djédjé Mady a incarné une fidélité presque farouche au PDCI-RDA et à la mémoire d’Houphouët-Boigny. Il n’a jamais cherché à se réinventer en rupture. Il a préféré l’effacement volontaire à la posture du martyr. Aujourd’hui, le PDCI-RDA perd l’une de ses mémoires vivantes. La Côte d’Ivoire perd un homme qui a traversé plusieurs époques sans jamais renier ses convictions. Sa disparition rappelle que les figures de la génération houphouëtiste s’effacent une à une, emportant avec elles un certain art de la politique, fait de patience, de discipline et de sens de l’État ». Que son âme repose en Paix.
Boniface T.



