Lomé (© 2026 Afriquinfos)- L’un des deux réalisateurs français arrêtés fin juillet au Togo, Sebastian Perez Pezzani, a été libéré sous contrôle judiciaire, ce vendredi 21 août et hospitalisé pour des soins, après avoir été interpellé le 27 juillet, dans le nord du Togo, selon une source proche du dossier. Son passeport a été confisqué. Les deux autres personnes arrêtées restent détenues.
Sebastian Perez Pezzani a été libéré sous contrôle judiciaire et ‘’suit des soins dans un hôpital’’, a indiqué lundi à l’AFP une source proche du dossier. Son avocat, Martial Akakpo, a confirmé sa libération et la confiscation de son passeport. La semaine dernière, Reporters sans frontières (RSF) avait fait état de « graves problèmes de santé » du réalisateur et demandé son évacuation sanitaire vers la France.
Gaël Mocaër, Sebastian Perez Pezzani et leur collaborateur togolais Fred Vedomey avaient été arrêtés le 27 juillet dans le nord du Togo, où ils tournaient un épisode de la série documentaire « Les routes de l’impossible », diffusée sur France Télévisions.
Les trois hommes sont poursuivis pour « fausses déclarations ». La justice togolaise affirme disposer d’« indices graves » à leur encontre, notamment concernant l’utilisation d’un drone dans le nord du pays, une région confrontée à des attaques jihadistes. La société de production assure de son côté que les trois hommes étaient en règle. Leur avocat indique qu’ils ne reconnaissent pas les faits qui leur sont reprochés.
Les demandes de libération provisoire de Gaël Mocaër et Fred Vedomey ont été rejetées. Ils restent détenus à Lomé.
Samedi, les autorités togolaises ont évoqué « plusieurs irrégularités dans la préparation et l’exécution » de leur mission, tout en affirmant que leurs conditions de détention étaient conformes aux « normes et standards internationaux ».
Mais selon Me Martial Akakpo, l’autorisation de tournage avait été demandée par le fixeur togolais et mentionnait les noms des deux réalisateurs français. Elle permettait, selon lui, de filmer dans des zones précisément définies. « Il n’est pas prouvé qu’ils ont filmé des zones hors de leur autorisation« , affirme l’avocat, qui conteste également l’accusation de « fausses déclarations« .
Le dossier est désormais entre les mains d’un juge d’instruction. Celui-ci doit poursuivre les investigations « à charge et à décharge » afin de déterminer si les faits reprochés constituent effectivement une infraction.
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