Pourquoi le « Global Africa Tech 2026 » à Alger est un carrefour d’innovation technologique 

Alger a abrité du 28 au 30 mars la 1ère édition du 'Global Africa Tech 2026' avec un ambitieux objectif: amorcer le processus d’harmonisation des infrastructures numériques du continent.

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Pourquoi le "Global Africa Tech 2026" à Alger est un carrefour d'innovation technologique
Cérémonie d'ouverture de la 1ère édition du Global Africa Tech 2026 (DR, APS).

Alger (© 2026 Afriquinfos)- Alger a abrité du 28 au 30 mars la 1ère édition du ‘Global Africa Tech 2026’ avec un ambitieux objectif: amorcer le processus d’harmonisation des infrastructures numériques du continent. Et promouvoir sa souveraineté technologique.

La capitale algérienne sera reconnue comme le point de départ d’une nouvelle ère pour le domaine numérique en Afrique. L’exposition « Global Africa Tech 2026 » qui se tient du 28 au 30 mars a réuni des délégations africaines de haut niveau et des représentants internationaux pour mener des réflexions stratégiques sur la concrétisation d’une vision africaine ambitieuse tendant à instaurer une souveraineté réelle dans le domaine des télécommunications.

L’événement, placé sous le thème « Tous les réseaux, une seule convergence » a vu la participation de 5.000 personnes pour échanger sur des thèmes tels que l’intelligence artificielle, la blockchain et les villes intelligentes.

A l’ouverture des travaux, le Premier ministre algérien Sifi Ghrieb, au nom du Président algérien Abdelmadjid Tebboune, a indiqué que le développement du secteur des télécommunications était devenu un «enjeu déterminant et sujet stratégique de première importance» pour le progrès économique et social du continent.

Le Chef du Gouvernement a également appelé à la réduction de la fracture numérique et à la protection de la souveraineté des données. Exhortant les nations africaines à «maîtriser la circulation de leurs données, produire leurs propres services et créer de la valeur ajoutée sur leur territoire».

Cette exhortation des autorités algériennes n’est pas tombée dans des oreilles de sourds. Au cours de leurs travaux, ex experts du continent ont souligné que la transformation numérique demeure étroitement liée à la maîtrise des technologies émergentes. Telles que l’intelligence artificielle, les systèmes autonomes et les constellations de satellites, les réseaux intelligents et la cybersécurité, au regard de leur rôle dans l’amélioration des performances, le renforcement de la sécurité et la continuité des services.

Lors d’une session consacrée à la « protection des réseaux internet africains », l’accent a été mis sur la sécurisation des câbles sous-marins, le développement de plateformes stratégiques de télécommunications et le renforcement de la résilience des flux internationaux de données.

Les participants ont, en outre, évoqué la création de corridors intégrés, destinés à soutenir le développement transfrontalier et à consolider le positionnement de l’Algérie en tant que hub majeur pour l’interconnexion maritime et le transit des données vers l’intérieur du continent.

S’agissant de la mise en place d’infrastructures souveraines, ils ont souligné l’importance de localiser les flux de données au sein du continent, d’améliorer la maintenance et la sécurité des réseaux, et d’accélérer la réalisation des dorsales de fibre optique transsahariennes, tout en veillant à la création de Centres de données souverains, et au renforcement de l’interconnexion régionale.

Pour mener à bon port ces différents objectifs, la création d’un Mécanisme africain permanent de coordination à l’échelle du continent, soutenu par une mobilisation accrue des ressources financières et humaines est envisagée.

Boniface T.