L’UA et la CEDEAO profondément inquiètes des corollaires de la crise au Moyen-Orient en Afrique

Les deux organisations estiment que le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran pourrait avoir des répercussions durables au-delà de la région, notamment en Afrique.

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L'UA et la CEDEAO profondément inquiètes des corollaires de la crise au Moyen-Orient en Afrique
Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l'Union Africaine (DR, L'Opinion).

Addis-Abeba  (© 2026 Afriquinfos)- L’Union africaine (UA) et la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) ont, dans des communiqués distincts, exprimé leur vive inquiétude face aux tensions qui prévalent au Moyen-Orient depuis ce 28 février 2026. Les deux organisations estiment que le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran pourrait avoir des répercussions durables au-delà de la région, notamment en Afrique.

Dans un communiqué signé de son Président, Mahmoud Ali Youssouf, l’Union africaine (UA) a exprimé sa vive préoccupation face à la crise majeure au Moyen-Orient. Le diplomate djiboutien appelle à une désescalade urgente. Et met en garde contre l’impact économique durable pour l’Afrique.

L’UA a fait savoir que la paix durable ne peut être obtenue que par la diplomatie et non par la force.  Mahmoud Ali Youssouf insiste sur la nécessité d’un engagement multilatéral renforcé et dit encourager efforts de facilitation du Sultanat d’Oman.

L’heure est aussi à l’inquiétude au sein de la CEDEAO. Dans un communiqué officiel, l’organisation met elle aussi en garde contre les graves impacts économiques et sécuritaires, notamment pour l’Afrique, déjà confrontée à des crises multiples.

La CEDEAO souligne que toute aggravation du conflit pourrait provoquer une hausse des prix de l’énergie, perturber davantage les chaînes d’approvisionnement mondiales et accentuer la pression sur des économies encore fragilisées par l’inflation, les tensions géopolitiques et les effets persistants de la pandémie du coronavirus (de 2020 à 2022).

Pour l’organisation ouest-africaine, une prolongation de cette crise dans le Golfe persique aurait des fortes répercussions sur les pays importateurs de produits pétroliers et alimentaires, exposés aux fluctuations des marchés internationaux.

Une situation qui aurait un impact direct sur économies des pays ouest-africains avec une flambée des prix des produits de première nécessité. La CEDEAO alerte également sur d’éventuelles répercussions sécuritaires indirectes. Telles qu’une aggravation de l’instabilité régionale, une hausse des flux migratoires et un détournement de l’attention internationale des crises africaines en cours.

L’Organisation appelle donc à la retenue, au respect du droit international et à une reprise du dialogue diplomatique, estimant que la désescalade est essentielle pour éviter qu’un conflit régional ne se transforme en crise globale, aux conséquences imprévisibles.

Boniface T.