Les USA réaffirment leur appui au plan marocain d’autonomie du Sahara

Afriquinfos Editeur
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A droite, Massad Boulos, Conseiller de Donald Trump pour l'Afrique et le Moyen-Orient (DR, lematin.ma)

New York (© 2025 Afriquinfos)- Alors que s’est tenu ce jeudi 30 octobre, un vote du Conseil de sécurité des Nations-Unis sur le renouvellement du mandat de la MINURSO, les États-Unis, rédacteurs du projet, sont plus que jamais, alignés sur le plan d’autonomie proposé par le Maroc sur le Sahara occidental. Mais le royaume chérifien va devoir encore attendre avant que tout le Conseil de sécurité ne s’aligne ouvertement sur sa position. La Russie notamment ayant émis des objections et qui réclamait un langage plus équilibré et conforme au droit international.

Le 27 octobre dernier, Massad Boulos, Conseiller spécial du Président américain pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a déclaré que la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur son Sahara par Washington était « claire et irréversible ». L’objectif affiché par les États-Unis est de faire émerger « un langage qui rapproche les points de vue», dans le but d’ouvrir ce qu’il nomme «la phase deux» du dossier : celle d’un règlement global entre le Maroc et l’Algérie. Washington semble ainsi encourager une transition du format onusien vers une solution bilatérale plus franche, où la proposition marocaine d’autonomie serait la base de discussion.

C’est fort de cela que ce 30 octobre, Washington, en tant que rédacteurs du projet, a accepté d’introduire plusieurs modifications à la suite des objections exprimées par plusieurs membres, notamment la Russie, qui réclamait un langage plus équilibré et conforme au droit international. Le changement le plus significatif figure dans le paragraphe central du dispositif, désormais formulé ainsi : « Le Conseil invite les parties à s’engager dans des négociations sans conditions préalables, sur la base de l’autonomie, en vue de parvenir à une solution politique finale, mutuellement acceptable, qui garantisse au peuple du Sahara Occidental son droit à l’autodétermination. »

Cet amendement, défendu par la Fédération de Russie, a permis de débloquer les discussionset, selon plusieurs diplomates à New York, d’éviter que le Conseil de sécurité ne s’aligne ouvertement sur la position marocaine. Grâce à cette révision, Moscou serait parvenue à replacer le Conseil « à égale distance des deux parties – le Front Polisario et l’État occupant marocain » – restituant ainsi au texte un certain équilibre juridique et politique.

Du côté de Rabat, cette séquence diplomatique valide une stratégie entamée depuis plusieurs années : ancrer la reconnaissance internationale du plan d’autonomie comme alternative crédible au référendum d’autodétermination. Le royaume chérifien se félicite aussi des soutiens de plus en plus grandissants s’est traduit par l’ouverture de consulats de pays africains, arabes et latino-américains à Laâyoune et Dakhla, mais aussi par des investissements étrangers dans les provinces du Sud.

S.B.