Les USA déconseillent aux Occidentaux le Mali, et les déplacements par route au Sahel

Afriquinfos Editeur
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Pénurie d'essence au Mali (DR-Al Jazeera English)

Washington (© 2025 Afriquinfos)- En raison des problèmes persistants d’infrastructures au Mali, notamment les perturbations continues de l’approvisionnement en essence et en diesel, la fermeture d’institutions publiques telles que les écoles et les universités dans ce pays d’Afrique, l’Ambassade des États-Unis à Bamako a recommandé à ses ressortissants d’éviter tout voyage vers le Mali.

‘’Les citoyens américains doivent continuer d’éviter de se rendre au Mali. L’ambassade des États-Unis à Bamako n’est pas en mesure de fournir des services d’urgence ni d’assistance aux citoyens américains en dehors de la capitale. Soyez prudents lors de vos déplacements au Mali et contactez l’ambassade des États-Unis aux coordonnées ci-dessous en cas d’urgence’’, lit-on dans un communiqué de la diplomatie américaine diffusé ce mardi 28 octobre.

L’ambassade a en outre exhorté tous les citoyens américains actuellement présents au Mali à quitter le pays sans délai par avion commercial, car précise-t-elle,  » les routes terrestres vers les pays voisins peuvent être dangereuses en raison d’attaques terroristes sur les routes nationales ».

Soulignant que l’aéroport international de Bamako demeure ouvert et que plusieurs vols sont disponibles, la représentation diplomatique précise que les déplacements terrestres vers les pays voisins sont fortement déconseillés en raison du risque élevé d’attaques terroristes sur les routes nationales.

Les ressortissants qui choisissent de rester sont invités à élaborer des plans d’urgence, incluant la possibilité d’un confinement prolongé. Par ailleurs, l’ambassade rappelle qu’elle n’est pas en mesure de fournir une assistance d’urgence ou des services consulaires en dehors de la capitale.

La situation sécuritaire au Mali demeure très préoccupante. Le conflit, autrefois concentré entre le Nord et le Centre, s’étend désormais à l’ensemble du territoire, avec des zones économiques, logistiques et urbaines y compris autour de Bamako de plus en plus visées. Cette évolution traduit un glissement vers une menace nationale. Par ailleurs, la crise du carburant et de l’énergie illustre une nouvelle forme de vulnérabilité stratégique, où les perturbations logistiques deviennent de véritables armes de déstabilisation. L’État malien se trouve ainsi mis à rude épreuve face à cette pression multidimensionnelle.

V.A.