Les enfants de Mohamed Bazoum en détresse !

Dans une tribune publiée sur le média 'Jeune Afrique', les enfants de l'ex-Président nigérien, Mohamed Bazoum, réclament sa libération.

Afriquinfos Editeur
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Les enfants de Mohamed Bazoum en détresse !
Le couple Bazoum (DR).

Niamey (© 2025 Afriquinfos)- Dans une tribune publiée sur le média ‘Jeune Afrique’, les enfants de l’ex-Président nigérien, Mohamed Bazoum, réclament sa libération. Le dirigeant déchu est retenu prisonnier avec son épouse Hadiza, dans une aile du Palais présidentiel depuis le coup d’État de fin juillet 2023.

« Nous lançons un appel à la mobilisation de toute la communauté nationale et internationale pour qu’elle mette fin à notre calvaire et à celui de nos parents », ont écrit Lucas, Zazia, Hinda, Haoua et Salem Bazoum, les enfants du président Mohamed Bazoum.  Cet appel figure dans une tribune parue dans Jeune Afrique le mercredi 26 novembre,dont son signataire les enfants du président déchu. Ils en appellent aussi à leurs compatriotes « Nous lançons un appel à tous les Nigériens en leur disant que le traitement dégradant réservé à nos parents est une blessure faite à notre nation », ont-ils déclaré.

Dans leur adresse, les cinq frères et sœurs, laissent entendre que « les responsables du  régime de Niamey refusent obstinément de présenter notre père devant un tribunal ». Un refus qui s’explique car il n’y a, selon eux, «les accusations portées contre lui sont sans preuves ni fondement». Le pouvoir militaire avait en effet déclaré qu’il comptait poursuivre Mohamed Bazoum pour «complot d’atteinte à la sécurité et l’autorité de l’Etat» et «crime de trahison», ce dernier chef d’accusation étant passible de la peine de mort, selon ses avocats. La junte a ensuite fait lever l’immunité du président déchu en 2024. Mais depuis, aucune procédure judiciaire n’a été engagée contre le président déchu.

Les enfants Bazoum, déplorent les conditions d’incarcération de leurs parents qui selon eux, sont « privés de contact avec l’extérieur » et n’ont pas « eu accès à la lumière du jour ». Leur seul lien, le téléphone : « Depuis un peu plus d’un an, on nous a autorisé une conversation téléphonique avec nos parents toutes les deux semaines. C’est notre seul lien, qui nous permet de tenir », disent-ils, déplorant « une épreuve insupportable, qui nous met à bout de forces et d’espoir ».

Ils n’ont pas manqué de saluer le courage de leur mère qui, autorisée à « quitter le lieu de leur détention le 16 août 2024 (…), a choisi de rester, ne voulant pas laisser [leur] père tout seul ».

Mohamed et Hadiza Bazoum, sont respectivement agés de 65 et 57 ans.

S.B.