Au moins 45 personnes ont péri dans des inondations consécutives à des pluies torrentielles à travers le Kenya, ont indiqué ce 09 mars des Forces de l’ordre.
La police avait déploré samedi, 07 mars, au moins 23 personnes mortes dans la seule capitale Nairobi, alors que des équipes de secours continuaient d’extraire des corps et de porter assistance à des personnes coincées. Ce 08 mars, le quotidien kényan ‘The Standard’, citant un responsable gouvernemental, rapportait 26 tués dans la capitale, plus de 50.000 déplacés à travers le pays et plusieurs disparus.
Michael Muchiri, porte-parole de la Police kényane, ce 09 mars, a fait état dans un bref message à l’AFP de « 2.224 personnes déplacées » et « 45 cas de noyade » recensés pour le moment dans l’ensemble du pays, sans donner de détails supplémentaires. Les violentes précipitations qui se sont abattues dans la soirée du 06 mars avaient transformé les principaux axes de Nairobi en torrents qui ont inondé des milliers de domiciles et de commerces. Des journalistes de l’AFP ont fait état d’importants dégâts sur les infrastructures et routes, que ce soit dans les vastes bidonvilles ou dans les quartiers résidentiels plus huppés.

Les berges de la rivière Nairobi « se sont effondrées alors que les pluies continuaient et des voitures ont été emportées, et l’eau est entrée dans nos magasins, détruisant les biens de beaucoup de gens », a témoigné un vendeur dans le centre-ville, Frederick Wasonga. Selon Derrick Juma, un carrossier du même quartier, deux de ses voisins sont décédés, dont un est mort électrocuté.
Certains ont exprimé leur colère vis-à-vis du gouverneur de Nairobi, Johnson Sakaja, qui avait promis d’améliorer le drainage des égouts et les infrastructures routières en prenant fonction en 2022. Des centaines de foyers dans des comtés voisins de la capitale et de larges pans de terres agricoles ont été détruits par les pluies, selon la Croix-Rouge kényane qui a évoqué une « catastrophe ».
De nombreuses études scientifiques ont mis en exergue la hausse de la fréquence des périodes extrêmement humides ou sèches en Afrique de l’Est ces 20 dernières années.
© Afriquinfos & Agence France-Presse



