Ouagadougou (© 2025 Afriquinfos)- L’ancien président sud-africain Jacob Zuma a exprimé son soutien à la politique souverainiste du Burkina Faso, le qualifiant d’exemple de disruption panafricaniste. Il était l’invité d’un panel tenu le samedi 1er novembre 2025 à l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou. L’événement, organisé dans le cadre du séjour d’afro-descendants, était axé sur les crimes économiques commis contre le continent et leurs profondes répercussions sur le développement.
L’ancien chef d’État sud-africain a centré sa présentation sur l’échec des mouvements de libération à obtenir une véritable liberté, qu’il qualifie de purement « formelle ».
Il a blâmé une classe politique africaine souvent instrumentalisée par des puissances externes pour servir leurs propres intérêts, et a pointé du doigt ce qu’il considère comme des clauses d’indépendance négociées historiquement en défaveur de l’Afrique.
« L’Afrique appartient aux Africains », a martelé Jacob Zuma. Il a insisté sur la nécessité pour les peuples africains de se réunir pour trouver les moyens de libérer le continent de toute forme d’oppression et d’établir des mécanismes de réparation pour les torts subis.
Il est venu saluer, dit-il, « le courage d’un pays qui a pris des décisions très correctes ». M. entend ainsi renforcer les liens de solidarité et de souveraineté entre les peuples africains.
“Nous sommes très contents d’être ici aujourd’hui. Nous sommes venus pour rendre visite à nos camarades. Notre venue a pour objectifs de voir le pays qui fait quelque chose d’extraordinaire pour libérer les africains. Ce que nous voyons ici nous rend heureux et nous espérons avoir plus de temps pour en parler”, s’est exprimé l’ancien Président d’Afrique du Sud.
Au-delà du symbole, cette visite de Jacob Zuma en terre Burkinabè est perçue comme un message de solidarité panafricaniste. L’ancien président sud-africain a exprimé son soutien à la politique souverainiste conduite par les autorités burkinabè. Il salue les choix politiques du Burkina Faso, qu’il qualifie de « décisions très correctes » en faveur de la souveraineté africaine.
“Je sais que les Africains sont occupés mais il est bon qu’on se donne du temps pour discuter de certaines questions. Nous sommes très contents d’être dans le pays qui prend des décisions très correctes et nous allons parler de beaucoup de choses qui intéressent les Africains, y compris ceux qui ne comprennent pas le vrai sens de la liberté. ”
Il a affirmé soutenir les choix politiques du pays, car ils sont en faveur de la souveraineté africaine et a participé à des conférences sur le panafricanisme depuis Ouagadougou pour renforcer la solidarité et promouvoir l’idée d’un destin africain construit par les Africains eux-mêmes, un peu à l’image des idéaux de Thomas Sankara.
Ancien chef d’État de la République d’Afrique du Sud de 2009 à 2018, Jacob Zuma participe à ces échanges visant à renforcer les liens entre les peuples africains et la diaspora.
V.A.



