Comité Nobel, Vatican: Nouveaux appels pressants pour stopper le conflit en cours au Tigré se déroulant hors des radars de la presse

Depuis le 22 septembre dernier, les affrontements ont repris entre le Gouvernement fédéral et le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), formation politique qui dirige de fait l'Etat régional, illégalement selon Addis Abeba, après des mois de tensions.

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Le Pape Léon XIV( BFMTV)

Rome (© 2026 Afriquinfos)- Le Pape Léon XIV a exprimé ses préoccupations face à la reprise des hostilités dans la région du Tigré en Éthiopie, ce 30 septembre 2026, lors de l’audience générale. Il a également renouvelé son appel à la paix au Tigré et dans les régions voisines d’Afar et d’Amhara, tout en insistant sur la prière du chapelet d’octobre.

Après sa catéchèse dressant le bilan de son voyage en France, le pontife américain a dit suivre   »avec une profonde inquiétude la situation au Tigré et dans les régions voisines d’Afar et d’Amhara, où les hostilités ont de nouveau éclaté. J’adresse un appel sincère à toutes les parties pour qu’elles choisissent la voie du dialogue. Les conflits armés ne résolvent jamais les problèmes, mais ne font que les aggraver, laissant dans leur sillage une traînée de mort, de destruction et de ressentiment.

Seul un engagement sincère peut jeter les bases d’une paix durable. J’espère ardemment que la communauté internationale apportera une contribution généreuse et opportune pour garantir que toute l’aide humanitaire nécessaire soit fournie à ceux qui en ont besoin », a déclaré Pape Léon XIV.

Depuis le 22 septembre dernier, les affrontements ont repris entre le Gouvernement fédéral et le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), formation politique qui dirige de fait l’Etat régional, illégalement selon Addis Abeba, après des mois de tensions.

Depuis le mois d’août 2026, des drones éthiopiens ont frappé à de nombreuses reprises des cibles militaires au Tigré, d’où le TPLF a chassé en avril 2026 l’administration nommée par le Gouvernement fédéral, défiant ouvertement l’autorité du Premier ministre Abiy Ahmed.

Ce mardi 29 septembre, une quarantaine de civils dont des enfants ont été blessés, dont quatre mortellement, dans des combats touchant plusieurs localités du sud de l’Etat régional du Tigré.

En 2022, un accord de paix avait mis fin aux affrontements à grande échelle de 2020 et 2022 qui avaient fait au moins 600.000 morts, selon l’Union Africaine, mais certaines dispositions n’ont jamais été appliquées, alimentant les tensions jusqu’à la reprise des combats. Cette recrudescence de la violence brise l’accord de paix qui a permis de mettre fin à la guerre qui a sévi au Tigré entre 2020 et 2022.

Vignikpo Akpéné