Cameroun/Présidentielle du 12 octobre: Les potentiels challengers de Paul Biya peinent à s’unir…

L’opposant camerounais Maurice Kamto, dont la candidature à la présidentielle du 12 octobre a été rejetée, a annoncé ce 26 septembre dans une vidéo sur sa page officielle Facebook qu’aucune coalition n’avait pu être formée.

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Maurice Kamto en meeting place de la République à Paris, le 31 mai 2025.
Maurice Kamto en meeting place de la République à Paris, le 31 mai 2025.

L’opposant camerounais Maurice Kamto, dont la candidature à la présidentielle du 12 octobre a été rejetée, a annoncé ce 26 septembre dans une vidéo sur sa page officielle Facebook qu’aucune coalition n’avait pu être formée parmi les candidats de l’Opposition, appelant les électeurs à « voter librement ».

« Malgré la décision inique et ignoble de rejeter ma candidature, de nombreux Camerounais ont continué de penser que je pouvais encore jouer un rôle important quant à l’issue de ce scrutin », a déclaré M. Kamto à la veille du lancement officiel de la campagne électorale. Il a ajouté avoir « écouté leurs appels réitérés » et tenté de répondre à leurs attentes, sans succès.

Le 16 septembre dernier, l’ex-candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) avait lancé un appel à l’union des onze candidats de l’opposition, proposant une candidature unique ou une coalition, notamment entre les deux anciens ministres démissionnaires Bello Bouba Maïgari (UNDP) et Issa Tchiroma Bakari (FSNC).

Selon lui, une telle alliance aurait pu « déclencher une dynamique populaire nationale » et maximiser les chances de victoire face au Président Paul Biya, 92 ans et au pouvoir depuis près de 43 ans au Cameroun. M. Kamto a indiqué avoir rencontré sept des onze candidats, ainsi que des personnalités de la Société civile, mais ses efforts sont restés vains. Il a regretté que « l’engagement tardif » des deux candidats du Grand Nord n’ait pas permis une préparation suffisante.

À la veille de l’ouverture de la campagne, il a constaté des divisions persistantes entre les partisans de l’UNDP et du FSNC, ainsi que « la perspective d’un éparpillement des voix », risquant de compromettre les chances de l’Opposition. Il a donc décidé de ne donner aucune consigne de vote, appelant les Camerounais à « voter librement en âme et conscience ».

© Afriquinfos & Agence France-Presse