Paris (© 2025 Afriquinfos)- Boualem Sansal était hospitalisé depuis mercredi 12 novembre en Allemagne, après avoir reçu la grâce du président Tebboune. Il a atterri en France ce mardi 18 novembre, a fait savoir son comité de soutien. Il a été reçu ce mardi, avec son épouse, par Emmanuel Macron au palais de l’Élysée, a également annoncé la présidence Française.
« Le Comité de soutien international à Boualem Sansal salue avec une profonde émotion le retour en France de notre ami et compatriote », indique le communiqué sans donner plus de précision.
La libération de ce « grand écrivain dont la dignité, la force morale et le courage ont été exemplaires » a été rendue possible « par une méthode faite de respect, de calme et d’exigence », a souligné le président.
Le chef de l’État a de nouveau remercié « l’engagement du président allemand, dont la mission de bons offices a été déterminante » ainsi que la décision prise par son homologue algérien.
Condamné à cinq ans de prison
Âgé de 81 ans, l’écrivain avait été condamné à cinq ans de prison pour avoir affirmé que l’Algérie avait hérité sous la colonisation française de certaines régions qu’il estimait avoir appartenu auparavant au Maroc. Il aura passé un an en détention. Sa famille avait exprimé à plusieurs reprises son inquiétude pour la santé du romancier, traité pour un cancer de la prostate.
Le romancier et essayiste franco-algérien a été gracié et libéré mercredi 12 novembre à la demande du président de l’Allemagne, où il a été transféré pour des soins médicaux. Soigné dans un hôpital militaire de la capitale allemande depuis, il devait finaliser divers examens avant de rentrer en France. « Je suis costaud », avait assuré l’auteur, disant aller « plutôt bien », lors d’une conversation téléphonique avec son ami Kamel Daoud.
« Il appartiendra désormais à l’écrivain de choisir le moment et les formats dans lesquels il souhaitera s’exprimer« , poursuit le comité, qui appelle de nouveau à la « libération immédiate » du journaliste sportif Christophe Gleizes, détenu en Algérie où il doit être jugé en appel début décembre notamment pour « apologie du terrorisme ». « Nous souhaitons ardemment la libération » du journaliste Christophe Gleizes, condamné à sept ans de prison en Algérie, « nous y travaillons« , a également dit l’Élysée.
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