La prise de pouvoir par les militaires en Guinée-Bissau ce 26 novembre est largement critiquée à l’international, notamment par le Secrétaire Général de l’ONU Antonio Guterres qui a dénoncé une « violation des principes démocratiques ».

La CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) a suspendu la Guinée-Bissau de « tous ses organes décisionnels« . L’UA (Union africaine) a également suspendu le pays de ses instances. Ce samedi, 29 novembre, le président du Conseil des Sages des anciens dirigeants ouest-africains et ex-Chef d’Etat du Nigeria, Goodluck Ebele Jonathan (68 ans), qui faisait partie des observateurs des scrutins du 23 novembre, a à nouveau affirmé que le « coup d’Etat était selon lui factice ».
Il répondait à un journaliste de la Télévision nationale de son pays, après avoir briefé le Président nigérian Bola Ahmed Tinubu sur la situation qui prévaut en Guinée-Bissau depuis le 26 novembre dernier. « C’est une cérémonie mise en scène par le Chef de l’Etat (Embalo, NDLR) lui même« , a-t-il accusé. « Nous sommes fatigués de tout cela en Afrique….« , a-t-il fustigé.
Goodluck Azikiwe Ebele Jonathan est observateur électoral depuis plusieurs années dans différentes sous-régions du continent africain. Il est le Premier Chef de l’Etat en fonction au Nigeria à concéder une défaite électorale, après avoir opéré un premier mandat (2010-2015, en succédant à Umaru Musa Yar’Adua). C’était en 2015 contre feu le Président Muhammudu Buhari. Ex Vice-président et ancien Gouverneur, G. Jonathan est aussi universitaire.
Avant novembre 2025, la Guinée-Bissau avait déjà connu quatre coups d’Etat et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance vis-à-vis du Portugal en 1974.
© Afriquinfos & Agence France-Presse



