Pretoria (© 2025 Afriquinfos)- Les autorités sud-africaines ont le lundi dernier, mis en garde la jeunesse de la nation arc-en-ciel face aux fausses offres de travail en Russie. Elles ont annoncé l’ouverture d’une enquête sur des allégations de trafic d’êtres humains.
Il fût un temps, c’était les pays du Golfe qui étaient au cœur de polémiques portant sur de fausses annonces de travail ou encore la maltraitance de travailleurs issus de pays d’Afrique subsaharienne et de l’Est. C’est désormais la Russie qui donne des sueurs froides aux gouvernements de plusieurs pays du continent. Entre recrutement de jeunes africains pour les théâtres d’opération en Russie et les fausses annonces de travail, ils ne savent plus où donner de la tête.
Les autorités sud-africaines, elles, veulent prendre le problème à bras le corps et s’inquiètent notamment que des influenceurs du pays servent de relais à des campagnes de recrutement promettant des emplois à des jeunes femmes en Russie.
L’une des vidéos vues des millions de fois fait la promotion d’un programme dénommé « Alabuga Start » appelant des femmes âgées de 18 à 22 ans à rejoindre une région du centre de la Russie avec des promesses de carrières internationales, de déplacements par avion, de logements et de cours d’apprentissage du russe.
Le Ministère sud-africain de la jeunesse et de la femme appelle à la vigilance et a, dans un communiqué, « exprimé sa vive préoccupation » tandis que le Ministère des Affaires étrangères a annoncé l’ouverture d’une enquête. Derrière ces annonces mirobolantes, se cachent en effet des réseaux de trafics d’êtres humains et de travaux forcés. Des femmes africaines seraient par exemple, forcées de travailler dans une usine d’assemblage de drones, selon une enquête menée par Associated Press l’année dernière.
« Les syndicats de trafic d’êtres humaisn attirent les jeunes vers toutes sortes d’activité illégales dans des conditions proches de l’esclavage…Il s’agit essentiellement de trafics d’êtres humains, car vous perdez essentiellement votre liberté » a prévenu Clayson Monyel, Chef de la diplomatie publique du Ministère des Affaires étrangères d’Afrique du Sud.
S.B.



