Résolution sur le racisme à l’ONU : la demande africaine a peu de chance d’aboutir

Résolution sur le racisme à l’ONU

Résolution sur le racisme à l’ONU | Le mercredi 17 juin, comme souhaité par le Groupe des Pays africains, un débat urgent s’est tenu au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU sur l’affaire George Floyd et les violences policières et le racisme. A la tribune, d’éminents responsables onusiens et Philonise Floyd, le frère de George Floyd, mort asphyxié sous les genoux d’un policier blanc, sont intervenus avant qu’un projet de résolution ne soit introduit par le groupe africain. Le document fera l’objet de débat ce jeudi mais son adoption est loin d’être gagnée.  

Michelle Bachelet, Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Amina Mohammed, la vice-secrétaire générale de l’ONU ou encore Philonise Floyd, le frère de l’Afro-Américain décédé, à l’origine d’un mouvement mondial contre les violences policières et les discriminations raciales, ont tour à tour, dénoncé à la tribune du Conseil des Droits de l’Homme, les violences et les inégalités dont sont victimes les Africains et les Afro-américains depuis des siècles « Nous devons faire amende honorable pour des siècles de violence et de discrimination, au travers notamment d’excuses officielles, de processus de vérité et des réparations sous diverses formes », a déclaré Michelle Bachelet. Une vingtaine de hauts fonctionnaires des Nations unies d’origine ou d’ascendance africaine, avaient eux aussi signé à titre personnel une déclaration pour indiquer que « la simple condamnation des expressions et des actes de racisme ne suffit pas ».

Le groupe Africain, à l’origine du débat a proposé un projet de résolution condamnant « les pratiques raciales discriminatoires et violentes des forces de l’ordre contre les Africains et les personnes d’origine africaine et le racisme endémique structurel du système pénal, aux États-Unis et dans d’autres parties du monde  sur lequel se prononcera le Conseil ce jeudi.

Pour de nombreux observateurs, cette résolution qui dans sa version initiale, réclamait la mise sur pied d’une commission d’enquête internationale indépendante, une structure de haut niveau généralement réservée aux grandes crises comme le conflit syrien, aura de la peine à aboutir. Déjà, une nouvelle mouture plus soft a été proposée et se contente de demander à Michelle Bachelet « d’établir les faits et les circonstances relatives au racisme systémique, aux violations présumées du droit international en matière de droits de l’homme et les mauvais traitements contre les Africains et les personnes d’origine africaine ».

Bien que les Etats-Unis ne soit plus partie du Conseil des Droits de l’Homme depuis 2018, de nombreux membres sont réticents à voter pour une telle résolution craignant des confrontations.

Boniface T.

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